Novembre 2003
Semaine 47  Du 19-11 au 25-11-2003  

 

DEUX ANGES - de Mamad Haghighat. (0/20) 0
Iran - Couleur, 1h20 - 2003.
Avec : Siavoush Lashgari, Mehran Rajabi, Golshifteh Farahani, Hassan Nahid.

Drame : Un père ultraréactionnaire et quelque peu intransigeant empêche son fiston de s’exprimer musicalement... Jusqu’à la mort! Du fiston, bien sûr, que le papa va tuer involontairement en le bastonnant pour le punir... Les intentions sont honorables, une fois de plus... Formellement, c’est abominable... Les acteurs récitent... Le cinéma iranien continue de bégayer, pour l’instant... Mon appréciation est sévère... Toutefois, je n’éprouve aucun ressentiment, je ne me sens pas offensé par cette oeuvre très modeste, certes, mais qui ne mérite aucun mépris. Sévère mais pas impitoyable!

INTOLERABLE CRUAUTE - (Intolerable Cruelty) - de Ethan et Joel Coen. (7/20) 1
USA - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec : George Clooney, Catherine Zeta-Jones, Geoffrey Rush, Billy Bob Thornton.

Comédie : Un célèbre avocat, spécialiste des “divorçailles”, et une jeune femme arnaqueuse de maris riches, tous deux cupides à la folie, vont se piéger et s’entrepiéger jusqu’à ce que leur folle cupidité ne se transforme en... amour fou? George, le tombeur de ces dames et Cathy l’allumeuse de ces messieurs ont de quoi séduire un immense public! C’est ce qui semble se produire dans les salles du monde entier... Le hic, c’est que cette petite comédie - parfois marrante tout de même, ne crachons pas trop dans la soupe - n’est pas digne des frères Coen. Il me semble absurde que de tels auteurs s’amusent à faire un film “à la manière de”, en étouffant quasi totalement leur inventivité personnelle, celle-là même qui a fait leur notoriété depuis pas mal d’années et pas mal de films... Je commence à en avoir marre de me répéter, mais c’est encore du numérique...!

MICHEL VAILLANT - de Louis-Pascal Couvelaire. (0/20) 0
France - Couleur, 1h44 - 2003.
Avec : Sagamore Stevenin, Peter Youngblood Hills, Jean-Pierre Cassel, Diane Kruger.

Aventure : La B.D. n’est déjà pas ma passion... Et, plus particulèrement, les histoires de courses de bagnole! C’est chiant comme la pluie! Quant aux adaptations cinématographiques de bandes dessinées... laisse béton!!! De toute façon, le passage d’une forme d’expression (roman, pièce de théâtre, opéra etc) à une autre est extrêmement périlleux! Il faut être très inspiré... et vraiment traduire, transformer, adapter donc... Et, la pire des erreurs, bien souvent, c’est de ne pas savoir s’éloigner suffisamment de l’oeuvre d’origine, la respectant ainsi -paradoxalement - beaucoup plus qu’en y restant collé; il faut ingérer, digérer, assimiler et... recréer... sous une autre forme! Attention, je n’ai pas dit déféquer! Or, en l’occurrence, il s’agit d’un - énième - gâchis de pellicule... Même les aficionados de M.Vaillant n’y peuvent trouver leur compte... L’intrigue est bien mince et le budget assez faramineux du film n’apparaît pas à l’écran... Que voulez-vous, quand quelqu’un a acquis une notoriété comme celle de Besson, bien trop souvent - hélas! - il se sent tout permis! Il bâcle, ne comptant que sur son nom et sur l’indulgence, voire, l’indigence, du public... Même Carlos Gomez est d’accord avec moi! C’est dire...! Qui plus est, côté entrées, le démarrage est très lent... surtout pour un coureur automobile...! Loin d’être vaillant, le MIchel est plutôt dé-faillant!

NADA + - (Nada) - de Juan Carlos Cremata Malberti. (0/20) 0
Cuba - Noir et blanc et couleur, 1h33 - 2002.
Avec : Thais Valdes, Nacho Lugo, Daisy Granados, Paula Ali, Luis Manuel Iglesias.

Comédie : Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de voir un film cubain... Alors, la curiosité nous excite et on se précipite... Well! But... Ay, ay, ay!!! D’emblée, on se renfrogne la gueule à la vue de ces images tirstement blanches et noires mais colorées par endroits, histoire de faire rigolo... Golo, golo... C’est que Juan Carlos flirte avec le cinéma muet... le burlesque... Pendant tout le film, il va nous assener des caricatures insupportables de personnages censés nous amuser... L’action se situe essentiellement dans un bureau de poste où notre protagoniste, une jeune femme blonde, travaille comme un automate à coller des timbres et s’enquiquine à mourir... Cependant, un jour, elle va avoir une idée de “génisse” : ouvrir le courrier, le lire et répondre elle-même aux lettres des expéditeurs... Ce petit jeu ne sera pas sans conséquences... assez positives d’ailleurs... A votre avis, quand une comédie ne fait pas rire, que se passe-t-il... dans la tête du spectateur malheureux à pleurer...? Ben, il pleure... Hé, hé, hé...!

NORTHFORK - de Mark et Michael Polish. (3/20) 0
USA - Couleur, 1h40 - 2002.
Avec : James Woods, Nick Nolte, Peter Coyote, Daryl Hannah, Anthony Edwards.

Drame : Plus que deux jours et la petite ville de Northfork disparaîtra... engloutie sous la flotte du nouveau barrage... Tout un “régiment” de “chapeau-costard-cravate” débarque afin de faire évacuer les lieux... Pendant ce temps, un gamin maladivement fiévreux, fait des rêves étranges... tantôt angoissants, tantôt pittoresques, tantôt “on s’en fout”... Il y a de l’ambiance quasi fascinante dans l’air de cette “toile” des frangins Polish... Mais, from time to time, seulement... Au final, malgré Woods, Nolte et Coyote, on reste largement sur sa faim...

SAFE - de Todd Haynes. (7/20) 1
USA - Couleur, 2h - 1994. (Reprise).
Avec : Julianne Moore, Peter Friedman, Xander Berkeley, Susan Norman.

Comédie dramatique : Ayant été émus par le dernier film de T. Haynes, Loin du paradis, Mézigue et Moi-Même décidâmes brusquement de nous lever de bonne heure pour aller à la projection matinale d’une précédente oeuvre de Toddy... Avec déjà J. Moore dans un autre rôle de femme au foyer un petit peu égarée dans sa tête... Elle nous fait des crises bizarres... Son toubib ne parvient pas à diagnostiquer quelque chose de sérieux... Mais, les crises s’aggravent jusqu’à l’effondrement de la dame... Dépression nerveuse? Allergie à l’environnement? Ou bien les deux à la fois? On finit par l’interner dans un centre de traitement ultra-moderne... Genre New Age... D’une folie, l’autre...? Beaucoup de points d’interrogation dans cette histoire... Peut-être même un peut trop... Mais on reste intrigué d’un bout à l’autre, malgré un ennui latent...

SOUVIENS-TOI DE MOI - (Ricordati di me) - de Gabriele Muccino. (0/20) 0
Italie - Couleur, 1h58 - 2002.
Avec : Fabrizio Bentivoglio, Laura Morante, Nicoletta Romanoff, Monica Bellucci.

Comédie dramatique : Encore une histoire de famille italienne moderne - borghese, borghese, la famiglia! - dans la lignée des romans-photo très à la mode actuellement chez nos voisins transalpins... Papa et maman en sont revenus de leurs rêves de jeunesse - ou plutôt les ont étouffés... Ils sont un peu fatigués de la vie conjugale; le papa va même aller s’encanailler avec une ancienne copine... Le fils et la fille, ont, eux aussi, leurs problèmes... Le garçon, parce qu’il est complètement con... La fille parce qu’elle est obligée de se faire enculer pour apprendre à chanter... En fait, elle n’apprendra rien, mais trouvera du boulot... Comme ça, elle aura une double casquette : pute et pseudo chanteuse... Dites-moi, c’est bouleversant tout ça! Un conseil : allez direct à la caisse et faites vous rembourser à l’avance... pour gagner du temps. Des fois que ça marche...

STORMY WEATHER - de Solveig Anspach. (0/20) 0
France - Couleur, 1h33 - 2003.
Avec : Elodie Bouchez, Didda Jonsdottir, Baltasar Kormakur, Ingvar Sigurdsson.

Drame : Une jeune psychiatre, Cora, va suivre jusqu’en Islande (!) une de ses patientes - la plus passionnante de toutes car on ne sait rien d’elle... Elle ne communique pas... L’actrice Didda Jonsdottir a beau être crédible dans le rôle de la dame aux fêlures, on n’en est pas moins sidéré par la durée du film : quatre-vingt-treize minutes! Quatre minutes et vingt-trois secondes auraient largement suffi!


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