Novembre 2003
Semaine 46  Du 12-11 au 18-11-2003 

 

AMOURS TROUBLES - (Gigli - Tough Love) - de Martin Brest. (2/20) 0
USA - Couleur, 2h02 - 2003.
Avec : Ben Affleck, Jennifer Lopez, Justin Bartha, Christopher Walken, Al Pacino.

Comédie : Larry Gigli est un “cave” à qui l’on confie une mission d’envergure : un kidnapping! Il saute sur l’occasion, mais, une fois l’opération effectuée, son boss lui envoie en renfort une belle emmerdeuse... Comment exprimer par des mots le néant absolu? Chaque scène, déjà inutile à la base - étant donné que l’ensemble du film n’aurait jamais dû exister - chaque scène donc, dure cinq fois plus longtemps que nécessaire...! Une vulgaire sitcom à côté, c’est presqu’un régal!!! Restent deux scènes - l’une avec Walken, l’autre avec Pacino - où les deux comédiens nous font une démonstration de virtuosité, parvenant à créer, à partir de rien, un personnage, une situation et une ambiance... Chapeau, les artistes! Mais, que diable faites-vous dans cette galère? Oh! Récurrente question...!

DERVIS - de Alberto Rondalli. (0/20) 0
Italie/Turquie - Couleur, 2h12 - 2001.
Avec : Antonio Buil Puejo, Cezmi Baskin, Ruhi Sari, Basak Köklükaya, Soner Agin.

Drame : Voici un film obscur, noir, ténébreux. Un téléfilm, pour être plus précis. Suite de champs/contre champs sur des tronches patibulaires où l’action est suggérée et racontée par les protagonistes... Passionnant! A la fin du nix-neuvième siècle, un derviche, Ahmed Nurettin, a de graves problèmes métaphysiques. Son frère vient d’être tué et, tout derviche qu’il soit, il ne pense plus qu’à la vengeance. Ses certitudes se transforment inexorablement en doutes... C’est chiant à mourir! Et, une seule certitude demeure, les films de qualité sont de plus en plus rares...

LA FELICITA (Le bonheur ne coûte rien) - (La felicità non costa niente) - de Mimmo Calopresti. (0/20) 0
Italie - Couleur, 1h32 - 2002.
Avec : Mimmo Calopresti, Francesca Neri, Vincent Perez, Valeria Bruni Tedeschi.

Drame : Il fut un temps - que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître - où lorsqu’un film italien parvenait dans les salles parisiennes, c’était la joie, pour mes camarades et moi... Leone, Scola, Risi, Monicelli, Comencini, Visconti, Fellini, Brusati, Rosi, Petri... La liste est trop longue, j’arrête! E adesso, cosa c’è? Moretti, Muccino, Benigni, Zobbi, Checchettini, Giacomo Della Merdaccia... e il padrone di tutti : la RAI...! Et, bien sûr, notre Mimmi... qui vient de nous la pondre toute chaude sa dernière merveille... Mimmo Calopresti - de son vrai nom Daniele Autegli - joue également le rôle principal. Evidemment, con! C’est tous des Charlie Chaplin, de nos jours! Durant quatre-vingt-dix minutes, il s’évertue à nous démontrer que le bonheur n’a pas d’odeur, entendez qu’il ne coûte rien... Manque de bol, son bonheur à lui... n’est pas forcément le nôtre! Lui, il s’éclate à faire un film... et, nous, on souffre en le voyant... Pour être heureux avec lui, il faut donc être masochiste... Basta! Au suivant...

LAURIER BLANC - (White Oleander) - de Peter Kosminsky. (4/20) 0
USA - Couleur, 1h50 - 2003.
Avec : Alison Lohman, Michelle Pfeiffer, Robin Wright Penn, Renée Zellweger.

Drame : Astrid n’a que quinze ans lorsque sa mère assassine son compagnon et finit en prison. Elle va donc aller de famille d’accueil en famille d’accueil, essayant de se forger son caractère, de vivre sa propre vie et surtout d’échapper à l’influence souvent néfaste de sa mère... Comme qui dirait, il y a dans ce film un semblant d’histoire et quelques personnages... Tiré d’un livre d’une certaine Janet Fitch, ce mélo un peu caramélisé possède une vertu... Il évitera à certains de perdre du temps à lire le bouquin précisément... (Zellweger crève le plafond du ridicule!).

LOVELY RITA - de Jessica Hausner. (0/20) 0
Autriche - Couleur, 1h20 - 2001.
Avec : Barbara Osika, Christophe Bauer, Peter Fiala.

Drame : Non, il ne s’agit pas d’un remake du film des frères Clavier. Pour la bonne raison que celui-ci fut réalisé avant l’autre... Et puis, ce n’est pas une comédie, et puis, c’est tout à faut autre chose... Bref, le seul point commun entre ces deux films : c’est leur nullité... Il était une fois, encore une fois et une fois de plus, une adolescente qui flippoit, flippoit, tant et plus que tout le monde, mesme ses parents, la haïssoit...! Un beau jour, que Dieu fist dans son immence bonneté, elle rencontroist un galant homme qui la baisoit et, après fela, elle reflippoit et ses géniteurs trucidât... Quant à Mézigue et Moi-Même, c’est le temps que nous trucidâmes...! Quatre-vingt minutes de vie gâchées...

LES MARINS PERDUS - de Claire Devers. (0/20) 0
France - Couleur, 1h47 - 2002.
Avec : Bernard Giraudeau, Miki Manojlovic, Sergio Peris Mencheta, Audrey Tautou.

Drame : Chantent pas toujours, les marins! En tous cas, pas ces trois-là. Leur bateau est condamné-bloqué au bout du bout de la digue du port de Marseille... Et ça risque de durer... Voilà l’ihistoire... Alors, il vont errer, dans leur tête comme dans le port ou bien la ville... Ils sont d’autant plus paumés qu’ils sont respectivement, Libanais, Grec et Turc.
Le Libanais est joué par un Yougo, Miki la douce, à l’accent tout sauf libanais et à la diction abominable; le Grec est un Français : Giraudeau, correct mais parlant un peu trop bien notre langue nationale; et le Turc à l’air d’être un vrai Turc... Un sur trois est crédible, donc. C’est peu, mon neveu! La fin est dramatique pour les personnages du film, mais heureuse pour le spectateur... Car c’est la fin, tout bonnement...!

MATRIX REVOLUTIONS (The Matrix Revolutions) - de Larry et Andy Wachowski. (0/20) 0
USA - Couleur, 2h08 - 2002.
Avec : Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss, Laurence Fishburne, Hugo Weaving.

Fantastique : Le deuxième épisode l’annonçait, le troisième le confirme : nous voilà en plein dans un film de guerre! S’il y a un genre qui me botte (mais qui me botte dur et pointu le derrière!) c’est le film de guerre!!! Neo est très peu présent dans ce dernier volet; une seule castagne à mains nues à la fin; plein-plein de canons et d’engins militaires qui vomissent leurs flammes; Lambert Wilson n’a plus droit qu’à une seule scène... Bref, ce qui a commencé doit finir, comme le dit l’affiche... Ouf!!!

MISTER V. - de Emilie Deleuze. (0/20) 0
France - Couleur, 1h30 - 2003.
Avec : Mathieu Demy, Aure Atika, Patrick Catalifo,Jean-Louis Richard,Gérald Thomassin

Comédie dramatique : Mon Dieu, comme c’est beau un cheval! Quelle grâce, quelle élégance, quelle fougue! Les muscles bien dessinés et lisses, la tête et la crinière aux proportions évidentes, au pas, au trot, au galop ou immobile, il me fascine, moi, cet animal! Ici, la bête se nomme Mister V., un étalon qui fait l’objet de maintes magoui!les et dont le propriétaire finira mal. Le frère du proprio, contre la volonté de quelques maffieux, va bravement protéger l’animal d’une mort imméritée et indigne... Que ce soit par la platitude du scénario ou les cadrages pourris (on a l’impression que tout est fait pour enlaidir l’étalon), on en reste baba de consternantion! Mon Dieu, comme c’est beau un cheval! Diable, que le téléfilm de Emilie Deleuze est laid!!!

OASIS - de Lee Chang-dong. (0/20) 0
Corée - Couleur, 2h12 - 2002.
Avec : Sol Kyung-gu, Moon So-ri, Ahn Nae-sang, Ryoo Seung-wan, Chu Gui-jeong.

Drame : Un retardé mental tombe amoureux d’une tétraplégique... Voilà une love story censée être à des années lumière d’une guimauve sentimentalo-mélodramatique.
Eh ben, non! C’est tout de même de la guimauve. Un peu moisie, mais de la guimauve! Ces Rho-méo et Ju-Li-yet sont terriblement navrants. La durée de cette atrocité de film, on la subit avec peine, on la purge... Plus de deux heures avec une actrice qui surjoue lamentablement! Alors, on se prend à rêver... A imaginer une comédie à la Woody Allen... Et on rit au soixantième degré, faute de mieux.

PAS DE REPOS POUR LES BRAVES - de Alain Guiraudie. (1/20) 0
France - Couleur, 1h48 - 2002.
Avec : Thomas Suire, Laurent Soffiati, Thomas Blanchard, Vincent Martin, Nicole Huc.

Comédie : Un jeune gars fait un rêve étrange : il n’a plus droit qu’à une seule nuit de sommeil; après, s’il s’endort, il meurt! Partant de là, Guiraudie se permet tout et n’importe quoi! Il confond fantaisie et facilité; humour absurde et rigolade hermético-débile; non-sens et connerie... Au hasard de ce “délit cinématographique” je-m’en-foutiste, on est parfois surpris par son propre sourire...

LES SENTIMENTS - de Noémie Lvovsky. (0/20) 0
France - Couleur, 1h34 - 2003.
Avec : Nathalie Baye, Jean-Pierre Bacri, Isabelle Carré, Melvil Poupaud.

Drame : En voilà du cinéma français typiquement à la mode depuis plus de vingt ans!
A savoir, une mauvaise reproduction de la banalité! Les sentiments, ici, c’est la bite au cul! D’ailleurs, c’est clairement et textuellement dit à la fin du film... Comment raconter pour la millionième fois une histoire d’adlutère d’une vulgarité à faire pleurer un troupeau de vaches? De quelle manière commenter ces fausses histoires d’amour? Comment ne pas en avoir marre d’entendre des dialogues du genre : “Bonjour”, “Bonjour”, “Je vous dérange?” “C’est que... Non, pas du tout!” “Je suis désolée”, “Non, non, je vous en prie, au contraire, c’est un plaisir, entrez...”, “Je vous ai apporté des madeleines pour vous remercier...”, “Des madeleines, fallait pas...”, “Si, si, c’est la moindre des choses”, “Elles ont l’air bonnes!” “C’est moi-même qui les ai préparées”, “Oh! En plus... Oh, la, la, fallait pas. Asseyez-vous, je vous en prie...”, “Vous aussi, vous avez des rideaux rouges?”, “Oui, pourquoi?”, “Non, parce que, moi aussi...”, “Oh! Quelle coïncidence!” etc. J’abrège, sinon vous allez me cracher à la gueule! Juste un mot, ça marche... Le film! Il plaît et fait beaucoup d’entrées! Bon, ben, tant qu’il y aura des spectateurs, n’est-ce pas... Z’auraient tort de se gêner, les autres, là... Les soi-disant cinéastes et teuses...!


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