Octobre / Novembre 2003
Semaine 44  Du 29-10 au 04-11-2003

 

ANYTHING ELSE (La vie et tout le reste) - (Anything Else) - de Woody Allen. (10/20) 1
USA - Couleur, 1h48 - 2002.
Avec : Woody Allen, Jason Biggs, Christina Ricci, Danny DeVito, Stockard Channing.

Comédie : Année 2003 = Année de l’Horreur? Ne voilà-t-il pas que même Woody Allen nous déçoit! Et sérieusement...! De quoi s’arracher et les cheveux et les ongles! Alors, quoi de neuf, Woody? Et ben, rien justement! Serait-il à bout de souffle, l’ancien? Ou bien, n’est-ce qu’un accident de parcours? En tous cas, cela faisait longtemps... Il ressasse, il ressasse, le bon vieux Woody... Il ressasse et nous lasse... (Cela dit, entre parenthèses, on a ri et même fortissimo, Mézigue et Moi-Même, par moments - nous sommes des inconditonnels...). Mais avouez, rien que le castinge est effrayant : Jason Biggs, le morveux débile de la série American Pie et la pâlotte Christina Ricci! DeVito fait de la figuration (presque) intelligente et Stockard Channing se ridiculise quelque peu. Woody Allen n’apparaît que toutes les quinze minutes, et, même lui, n’est pas toujours hilarant! J’allais oublier quelque chose de sérieusement grave et dramatique... Le film est tourné en numérique!!! Si tout le monde s’y met, y compris les meilleurs, alors c’est le glas du cinématographe qui sonne! En l’occurrence, le directeur de la photo n’est autre que Darius Khondji... ça laisse rêveur... pantois... Il est vrai que, pour une fois, l’image est presque bonne... Sauf les scènes d’extérieur, car le numérique ne supporte pas la lumière du jour! Mais, franchement, si pour obtenir une image seulement à peu près valable en numérique, il faut faire appel à une “pointure” comme Darius Khondji, où est l’intérêt?!? Cela dépasse l’entendement!

LA COULEUR DU MENSONGE - (The Human Stain) - de Robert Benton. (2/20) 0
USA - Couleur, 1h48 - 2003.
Avec : Anthony Hopkins, Nicole Kidman, Ed Harris, Gary Sinise, Wentworth Miller.

Drame : Coleman Silk cache en lui un secret lourd à porter. Il est maintenant, un professeur âgé et très estimé. Quand, soudain, on lui brise la carrière avec de fausses accusations! On le traite de racisse! Il supporte particulièrement mal cette calomnie (on comprendra plus tard pourquoi...) et démissionne! Puis, il va se vautrer dans la luxure avec une gonze au physique irrésistible (Nicole Kidman, bien sûr) et va faire jaser... Mais, le plus embêtant dans l’histoire, c’est l’ex-mari de la nana! Un fatigué de la cervelle qui va leur empoisonner leur idylle... A part, les dix premières minutes, le film s’étire langoureusement et nous engourdit les sens... Qui plus est, après Eastwood et Allen, voilà Benton qui nous sert du numérique... Mézigue pleure de rage et Moi-Même de désespoir...! Responsable de l’image Jean-Yves Escoffier! Rien que ça... Quand je vous dis qu’on est foutu! A moins de parvenir à transformer le virus de la cinéphilie en virus vidéosyphilitique...! Difficile mutation!

FRANCE BOUTIQUE - de Tonie Marshall. (0/20) 0
France - Couleur, 1h35 - 2003.
Avec : Karin Viard, François Cluzet, Judith Godrèche, Hélène Fillières, Nathalie Baye.

Comédie : Après le cuisant (et mérité) échec de Au plus près du paradis, il y a un an, Tonie Marshall enchaîne direct avec une resucée de Vénus Beauté, histoire de se refaire une santé. Magouilles, rebondissements, crétineries diverses et moult situations navrantes de banalité dans le cadre d’une entreprise de téléachat... Non, non, ne riez pas! Ce n’est pas drôle! Lassant voire tuant, mais pas drôle! Z’en ont pas marre de nous servir la même soupe, au rythme d’au moins une comédie par semaine, sans même prendre la peine de la réchauffer...?!? Au milieu d’une ribambelle de comédiens médiocres, un modeste François Cluzet fait figure de Dustin Hoffman...

LE FURET - de Jean-Pierre Mocky. (1/20) 0
France - Couleur, 1h36 - 2003.
Avec : Jacques Villeret, Michel Serrault, Robin Renucci, Patrricia Barzyk.

Comédie : Mocky, c’est l’anar du nanar! Il a donc toute ma sympathie. En tant qu’homme... En tant qu’artiste, c’est moins évident... Nous vivons à une époque où pourtant, un type comme lui serait précieux! Irrévérencieux, irrespectueux, iconoclaste, bref, démolisseur patenté des bourges, des bien-pensants et de la connerie humaine en général, il est rare, ce Monsieur au coeur probablement gros “comme ça”! Si seulement il soignait un peu plus ses scripts et ses réalisations... s’il prenait la peine de diriger un peu mieux ses comédiens... Et qu’on ne vienne pas me dire qu’il est sénile, le bonhomme! Il est plein de vitalité et nous enterrera tous! Il en est d’autant moins pardonnable! Vilain petit Mocky, va! (Je n’ai pas envie de parler davantage de son film qui n’est qu’un brouillon).

IN THIS WORLD - de Michael Winterbottom. (0/20) 0
Grande-Bretagne - Couleur, 1h28 - 2003.
Avec : Jamal Udin Torabi, Enayatullah.

Comédie dramatique : Vraie fiction ou faux documentaire ou bien un peu des deux, je m’en fous... Tout ce que je constate c’est que je m’ennuie à mourir en faisant le voyage avec ces deux pauvres Afghans, fuyant le Pakistan pour se rendre en Angleterre... Les bonnes intentions, fussent-elles les meilleures du monde, ne font pas forcément de bons films... C’est malheureux, mais c’est comme ça...

LA MORSURE DU LEZARD - (Holes) - de Andrew Davis. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h57 - 2002.
Avec : Shia La Beouf, Patricia Arquette, Jon Voight, Sigourney Weaver.

Aventure : Malchanceux comme c’est pas permis, le jeune Stanley se retrouve au Camp Green Lake, alors qu’il est innocent! Avec ses camarades de détention, il est forcé par la directrice du camp et ses acolytes à creuser des trous sans raisons valables... A moins que... il n’y ait une raison inavouable, se dit un beau jour notre infortuné héros... Que ce soit une fois de plus du numérique, on s’en bat l’oeil, vu le désolant niveau de cette oeuvrette destinée au enfants et jeunes ados! De Patricia Arquette à Sigourney Weaver, en passant par Jon Voight !!! (il a si faim que ça, le Midnight Cowboy?), tout le monde se ridiculise... à tel point qu’on en vomit de honte!

NO PASARAN, ALBUM SOUVENIR - de Henri-François Imbert. (6/20) 1
France - Couleur, 1h10 - 2003.

Documentaire : Au début, on est inquiet puis, très vite, angoissé... En effet, l’on voit défiler à l’écran des cartes postales... Commentées, bien sûr... Mais, des cartes postales! On se dit, saperlipopette, on aura tout vu! En voilà du cinoche, du vrai...! Aïe, aïe, aïe...! Néanmoins, le sujet traité est si intéressant qu’on en oublie la forme et que l’on se surprend à regarder et écouter avec de plus en plus d’attention... Ces fameuses cartes nous montrent les événements qui ont eu lieu dans un village, proche de la frontière espagnole, à la fin de la Guerre d’Espagne en 1939... Des républicains fuyant les franquistes débarquent en France... et y sont parqués... dans des camps de concentration... Etonnant? Pas tant que ça... Lisez - ou relisez - donc La lie de la terre de Arthur Koestler (qui n’a pas écrit que Le zéro et l’infini !). Vous en apprendrez des bien plus vertes et des bien plus mûres encore...

TIRESIA - de Bertrand Bonello. (0/20) 0
France - Couleur, 1h55 - 2002.
Avec : Laurent Lucas, Clara Choveaux, Célia Catalifo, Thiago Teles, Lou Castel.

Drame : Comme je suis très fatigué, je laisse dirèque la parole à Mézigue : “Tiresia est l’oeuvre d’un fou, obsédé sexuel, qui nous la joue “culturé”en s’inspirant n’importe comment de Sophocle (Tiresias, l’homme aveugle qui voyait tout et surtout l’invisible...). Que Bonello se sente insulté par mes propos m’est bien égal. Ce n’est qu’un juste retour des choses... Moi, Mézigue, cinéphile hautement respectueux du septième art, j’ai été insulté par son film...! Dont je ne dirai plus un mot, la gerbe me monte au nez dès que j’y repense. Si vous aimez vous emmerder en vous masturbant... allez-y! Et grand bien vous fasse! “

UN FILM PARLE - de Manoel de Oliveira. (0/20) 0
Portugal/France/Italie - Couleur, 1h36 - 2003.
Avec : Leonor Silveira, John Malkovich, Catherine Deneuve, Irene Papas, Stefania Sandrelli.

Drame : On ne présente plus l’infatigable Manoelito! Le super héros des bandes merdouilleuses... Le roi de “l’emmerdance impériale”! Clou de ce film parlé (qui aurait mieux fait de fermer sa gueule) : une scène de conversation, autour d’une table, entre quatre personnages : Malkovich et Mesdames Deneuve, Papas et Sandrelli, durant laquelle chacun s’exprime dans une langue différente et où tout le monde se comprend!
Question gratuite : y avait-il matière à en faire un long métrage...?


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