Mars 2003
Semaine 10  Du 05-03 au 11-03-2003

 

COMMENT TUER LE CHIEN DE SON VOISIN - (How to Kill Your Neighbor’s Dog) de Michael Kalesniko. (7/20) 1
USA - Couleur, 1h42 - 2002.
Avec : Kenneth Branagh, Robin Wright Penn, Lynn Redgrave, Suzi Hofrichter.

Comédie : Un dramaturge quelque peu cynique et vaguement misanthrope essaie désespérément d’échapper à ses proches et à son voisinage. En effet, il est “agressé” par sa femme, qui en plus veut un môme, et sa belle-mère atteinte de la maladie d’Alzeimer. Sans parler du maudit chien du voisin le plus proche. Vraiment sans prétention, une comédie qui fait souvent sourire, sans plus. On a plaisir à revoir Kenneth Branagh et comme on reste un peu sur sa faim, on se dépêche d’aller voir un autre film... celui-ci n’ayant été qu’un amuse-gueule. Pas de quoi tuer un chien, fût-ce celui de son voisin...

ENCORE de Pascal Bonitzer. (0/20) 0
France - Couleur, 1h36 - 1996. (Reprise).
Avec : Jackie Berroyer, Valeria Bruni-Tedeschi, Fabrie Desplechin, Natacha Régnier.

Comédie : Un scribouillard, branleur intello, a une crise d’inspiration, mais cela ne l’empêche pas de passer d’une gonzesse à l’autre. Après avoir vu Petites coupures, j’étais curieux de découvrir les précédents essais cinématographiques de Bonitzer... Là, il s’agit de son premier film, certes, il n’empêche que l’excuse n’est pas suffisante. Brouillon, cadré basique, réalisé du genre raccommodage, interprété, si j’ose dire, par un Jackie Berroyer flamboyant de gaucherie. Qu’est -ce qu’ils ont tous à vouloir faire le comédien alors qu’ils ont déjà un gagne -pain ? Je ne parlerai pas de ses partenaires féminines, non pas par galanterie, mais parce que j’en ai marre de scruter la médiocrité, de baisser la tête pour l’observer ; en général, je préfère admirer.

MONSIEUR SCHMIDT - (About Schmidt) de Alexander Payne. (14/20) 2
USA - Couleur, 2h05 - 2002.
Avec : Jack Nicholson, Kathy Bates, Hope Davis, Dermot Mulroney, June Squibb.

Comédie : Monsieur Schmidt prend sa retraite. A soixante-six ans, cela se comprend. Il est de plus en plus mal à l’aise dans son environnement, et, sa femme qui pourtant commençait à lui peser, va finir de le déboussoler en mourant. Il se dirige alors vers sa fille et son gendre imbuvable, flippe de plus belle, mais aura l’occasion de reporter son affection sur un parfait petit inconnu, Ndugu, un petit Tanzanien qu’il parraine et avec qui il correspond par écrit. Un très joli rôle pour Jack Nicholson dans une histoire également jolie, mais jamais larmoyante ; “mélancomique” plutôt, comme aurait dit le regretté Yves Robert. Voilà du bon cinoche, simple et sans prétention dont personnellement je redemande.

NI POUR, NI CONTRE (BIEN AU CONTRAIRE) de Cédric Klapisch. (0/20) 0
France - Couleur, 1h51 - 2002.
Avec : Vincent Elbaz, Marie Gillain, Zinedine Soualem, Simon Abkarian, Dimitri Storoge.

Policier : Et voilà Klapisch qui s’attaque au film noir, au polar ! Et voilà Vincent Elbaz qui se la joue Belmondo d’occasion. Un Belmondo dont pas un fripier ne voudrait. Et tout est à l’avenant. Les autres comédiens, également, n’ont pas la carrure nécessaire pour assumer un rôle à contre-emploi. Cela se veut mouvementé, comique et enlevé, mais ce n’est que plat et ennuyeux à crever. Qui plus est, indépendamment de tout jugement de valeur, ce film n’a aucune chance de toucher un large public, car c’est un polar. En l’occurrence le public aura raison, mais dans d’autre cas, cela est bien déplorable. Car, “l’allergie” du public français pour les films policiers français est encore une fâcheuse conséquence des trop nombreuses séries télé...

LE PACTE DU SILENCE de Graham Guit. (0/20) 0
France, Couleur, 1h35 - 2002.
Avec : Gérard Depardieu, Elodie Bouchez, Carmen Maura, Isaac Sharry, Tsilla Chelton.

Fantastique : Ah, il était Cuit d’avance, le Graham, avec un scénario pareil! C’est tout bonnement inénarrable, ni fait ni à faire, donc pas la peine d’insister sur les détails de l’histoire, d’une intrigue absurde et idiote. En revanche, quelle joie d’assister au grand retour de Gérard Depardieu, qu’on n’avait point vu depuis... plusieurs jours ! Il est toujours aussi crédible dans ce qu’il fait avec la nonchalance et le je-m’en-foutisme qu’on lui connaît...

PAROLES DE BIBS de Jocelyne Lemaire-Darnaud. (14/20) 2
France - Couleur, 1h40 - 2002. (Reprise)

Documentaire : Je me suis rattrapé in extremis. Ce film sorti, il y a moins d’un an, je l’avais bêtement laissé me passer sous le nez. Mais, fort heureusement, il y a le MK2 Beaubourg qui repasse des tas de films marginaux et intéressants. J’ai donc pu assister avec plaisir à cette suite de témoignages passionnants de différents acteurs ou observateurs d’un des nombreux scandales appelés plans sociaux. Cela ne se raconte pas, cela se recommande... vivement ! C’est un film que je qualifierai d’utile.

PAS SI GRAVE de Bernard Rapp. (0/20) 0
France, Couleurs, 1h40 - 2002.
Avec : Sami Bouajila, Romain Duris, Jean-Michel Portal, Léonor Varela, Pascale Roberts.

Comédie : Les aventures de Léo, Max et Charlie, trois frères d’adoption. Voulant exaucer le dernier vœu de leur père adoptif, Pablo, ils se rendent à Valence. Ils vont ainsi découvrir un peu du passé de cet homme tout en faisant des rencontres qui se veulent pittoresques et étonnantes, alors qu’elles ne sont que platitudes et banalités. C’est un film que je qualifierai d’inutile.

RÊVE D’USINE de Luc Decaster. (6/20) 1
France, Couleur, 1h38 - 2002.

Documentaire : Les films documentaires français se portent bien, merci. Mais celui-ci, quoiqu’intéressant est un peu creux et on y voit des choses peu surprenantes, des choses qu’on a vues et revues à la télé par exemple. Il s’agit encore un fois d’un plan social, cette fois-ci à l’usine Epéda, à Mer. Certes, c’est désolant, mais comme à la télé, aux actualités, on s’étale sur des réactions désespérées d’employés qui sont tristes d’être virés. On les verrait mal sauter de joie! Alors, trêve d’étalages, quasi indécents, qui sont censés nous émouvoir. C’est un film que je qualifierai de moyennement utile.

RIEN SUR ROBERT de Pascal Bonitzer. (6/20) 1
France, Couleur, 1h47 - 1998. (Reprise)
Avec : Fabrice Luchini, Sandrine Kiberlain, Valentina Cervi, Michel Piccoli, Laurent Lucas.

Comédie : Après Petites coupures et après Encore, je termine mon mini festival Pascal Bonitzer en compagnie d’un Fabrice Luchini au regard toujours éberlué, au verbe emphatique et aux consonnes impitoyablement appuyées (on se demande vraiment ce qu’il a... a-t-il consulté ?). En effet , tout l’étonne ce garçon, qu'on lui dise bonjour ou ta mère est morte, c’est pareil, il écarquille ses billes au point qu’un jour, il va les paumer. Bref, comme dans ses deux autres films, Pascal nous montre un personnage masculin un peu égaré, notamment avec les femmes. Vaguement insolite, cette série de petites aventurettes et d’anecdotes, parfois savoureuses -notamment les scènes avec Michel Piccoli-, n’a rien d’assommant, ni de particulièrement pétillant. C’est du champagne tiède. Au total, Rien sur Robert et pas grand chose sur Bonitzer...

 

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