Juillet 2003
Semaine 27  Du 02-07 au 08-07-2003

 

HULK - (The Hulk) de Ang Lee. (0/20) 0
USA - Couleur, 2h20 - 2002.
Avec : Eric Bana, Sam Elliot, Nick Nolte, Jennifer Connelly, Josh Lucas, Paul Kersey.

Fantastique : Hulk, c’est le Docteur Jekyll and Mister Hyde version camionneur... Tout le monde connaît cette grotesque série télé dont on avait même exploité au cinéma plusieurs épisodes mal reliés dans les années soixante-dix... C’était à hurler de rire! La version cinématographique de l’imprévisible Ang Lee fait à peine sourire à une ou deux reprises... En plus, c’est long, interminablement long... Quant à Eric Banane, c’est la patate sur le gâteau! L’énorme monstre en chewing-gum à la chlorophylle est néanmoins assez poilant. Attention, il est vachement nerveux et susceptible! L’U.S. Army devrait l’utiliser... En effet, il suffit que tu le traites de tapette ou de “french poodle” et il te détruit Bagdad en un quart d’heure... Hulk, le nouveau rêve américain...?

IT’S ALL ABOUT LOVE - de Thomas Vinterberg. (3/20) 0
Danemark - Couleur, 1h44 - 2002.
Avec : Joaquin Phoenix, Clare Danes, Margo Martingale, Sean Penn, Alun Armstrong.

Fantastique : Abracadabrante love story thrillero-fantastico-sentimentale entre un certain John et son épouse Elena, patineuse célèbre. Ils sont sur le point de divorcer mais John se rend compte soudain que leur amour est en train de refleurir... Mais attention! Des mafieux en veulent à mort à la belle Elena. Mis à part quelques sursauts poétiques et une impressionnante scène de patinage-massacre, on a connu Thomas Vinterberg plus habile et mieux inspiré.

LILYA 4-EVER - de Lukas Moodysson. (14/20) 2
Suède - Couleur, 1h49 - 2002.
Avec : Oksana Akinshina, Artiom Bogucharskij, Elina Beninson, Lilia Shinkareva.

Drame : Le ciel gris pleure avec la jeune fille dans la boue qui se vide le corps en en versant toutes les larmes... Son corps si fragile, plié dans tous les sens, malmené par un vent sale et assassin et acharné... Et tous les éléments de cette putain de nature sont ennemis du jeune corps qui ne cesse de se tordre au ralenti... Cette putain de nature lui crache dessus après que sa mère-même l’est déféquée là dans la boue... La jeune fille, insecte maintenant, réduit l’humanité à sa juste mesure semble-t-il. Poussière, tu retourneras dans la boue ! Sa mère part aux States avec son amant, porc suant la malédiction, et la lâche là dans la cuvette russe débordante d’excréments... La poésie n’est pas loin. Une poésie barbare et sanguinaire qui nous chante toutes ses ignominies. A la gamine de seize ans, il ne reste plus que les yeux pour le chagrin et le sexe pour la survie. Elle va tout subir... Plongée dans l’espace sans borne de la vermine humaine... Se faire sauter à la chaîne... Se faire péter sa jolie frimousse... Dans Runaway Train de Konchalovsky, à l’exclamation “But! You’re a beast !!!”, Jon Voight, l’oeil allumé, répond d’un râle : “Worth ! I’m HUMAN !!!” Magnétique ! Buvons pour oublier. Et, au bout de la route infâme, il y a la mort. Délivrance ? Récompense ? Punition ? Les mêmes bigots cyniques vous répondront au gré de leur fantaisie : “Délivrance ! Récompense ! Punition !” Qui croire ? Bordel, est-ce le Bon Dieu qui a manigancé tout ce foutoir !?! Sophocle fait dire aux vieillards de Thèbes, dans son Antigone : “La Nature est pleine de merveilles, mais l’Homme est le chef-d’oeuvre de la Nature !” Magnifique ! Buvons pour oublier.

LIVRAISON A DOMICILE - de Bruno Delahaye. (0/20) 0
France - Couleur, 1h38 - 2002.
Avec : Bruno Solo, Barbara Schulz, Thierry Frémont, Jean-Baptiste Iera, Agnès Soral.

Comédie : Une bande de copains montent laborieusement une sorte d’entreprise de livraisons en tous genres. Pour ce faire, ils utilisent la mobylette à pizzas d’un de leurs potes, gérant d’une petite boîte... Le plan est du genre foireux, mais, un jour, une commande d’envergure leur tombe du ciel... Ils doivent livrer une bagnole de luxe en un temps record, à l’autre bout de la France... Les péripéties s’enchaînent, parfois dramatiques... Du reste, l’ensemble du film est... dramatique de nullité... A quoi bon user son énergie à démolir une poubelle, un tas de ruines... Seul, Thierry Frémont est à peu près crédible.

LONG WAY HOME - de Peter Sollett. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h24 - 2002.
Avec : Victor Rasuk, Judy Marte, Altagracia Guzman, Sylvestre Rasuk, Kevin Riviera.

Comédie dramatique : Vidéo-banalité ennuyeuse à souhait, distinguée dans je-ne-sais quel festival de Chipata-City ou autre... Encore une histoire d’ados qui se draguent, qui s’aiment ou croient s’aimer; qui se croisent, s’entrecroisent, se fuient, ne savent pas ce qu’ils veulent etc... De quoi flipper ferme, car, la toile en question n’a même pas “l’excuse” d’être une débilité comique du style American Pie... Je dis ça, parce qu’ici l’on se prend au sérieux, le fond social est plus que modeste, faux réalisme et compagnie... En tout cas, long way pour rentrer at home pour ma gueule, car j’ai poussé loin l’aventure pour aller voir cette chose... quelque part dans le désert des Tartares du treizième bétonné et venteux... Priez pour moi...

MC DULL DANS LES NUAGES - (My Life as McDull) de Toe Yuen. (0/20) 0
Hong Kong - Couleur, 1h15 - 2002.

Animation : A priori, je devrais me réjouir de voir affluer des films, en l’occurrence un dessin animé, des quatre coins du globe... En effet, on est censé croire que l’on va être dépaysé voire étonné... Eh bien, non! C’est toujours la même histoire, qu’elle vienne de Hong Kong ou d’ailleurs... Il s’agit encore d’un dessin “abîmé”...!

MODS - de Serge Bozon. (0/20) 0
France - Couleur, 1h - 2002.
Avec : Laurent Lacotte, Guillaume Verdier, Serge Bozon, Vladimir Léon, Axelle Ropert.

Comédie dramatique : C’est de la vidéo 1,66, me dit la fiche technique... Ce doit être du bas du bas du bas de gamme! Passé ce premier choc intense, on assiste à un dégueulis d’images sans queue ni tête, interprété (?!?) par des “aliens” aliénés qui ne sont même pas en mesure de dire correctement “Bonjour Madame”! Mézigue et Moi-Même, on se tourne et on se retourne pour épier un peu la salle, les réactions du public, quoi... Y en a pas un qui bronche, sont tous sérieux comme des papes, tous apparemment en train de se branlicoter la cervelle... ne réagissant même pas à nos rires insolents - situés quelque part au quatorzième degré... Il est vrai qu’il faut de tout pour faire un monde, comme dirait Tartempion... Mais parfois, on s’ demande... J’sais bien, on va dire que je suis intolérant... On s’demande... mais, au fait, quel monde...?

NOS ENFANTS CHERIS - de Benoît Cohen. (0/20) 0
France - Couleur, 1h26 - 2002.
Avec : Romane Bohringer, Mathieu Demy, Laurence Cote, Mathias Miekuz, Fabio Zenoni.

Comédie dramatique : Martin retrouve son grand amour d’antan, une femme désormais mariée et mère de deux enfants. Il est sur le point de partir en vacances avec sa propre épouse et sa petite gamine. De fil en aiguille, les deux couples et leurs bambins décident de passer quelques jours à la camapagne, entre amis... A partir de là, que va-t-il se passer? Rien! Le spectateur est condamné à se faire chier durant tous le temps où les protagonistes vont échanger des banalités pseudo-dramatiques sur fond d’image infecte...

SANS NOUVELLES DE DIEU - (Sin noticias de Dios) de Augustin Diaz Yanes. (1/20) 0
Espagne - Couleur, 1h55 - 2001.
Avec : Victoria Abril, Penelope Cruz, Fanny Ardant, Demian Bichir, Gael Garcia Bermal.

Comédie : Une fantaisie à propos de Ciel désert et d’Enfer débordé... Au moment où le Ciel décide de déposer le bilan, manque de clients oblige, une mère providentielle lui demande de sauver l’âme de son fils turbulent... Un super-agent va être envoyé sur Terre pour mener l’enquête... La fantaisie, ce n’est pas seulement le laisser-aller de l’imagination, c’est aussi un genre - libre certes - mais pas nécessairement chaotique...

2 FAST 2 FURIOUS - de John Singleton. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h45 - 2002.
Avec : Paul Walker, Eva Mendes, Cole Hauser, Devon Aoki, Tyrese Gibson.

Aventures : Encore un flic qui infiltre un réseau de “ganguestaires”; des trafiquants de drogue... S’il y a plein de bagnoles partout, c’est parce qu’il s’agit de la suite d’un navet, caricature hénaurme de La fureur de vivre, dans lequel un tas de ferrailles roulantes se viandaient dans tous les sens avec force étincelles z’et crissements...! On en remet donc une louche pour ceux qui arrivent à digérer n’importe quelle rata et qui adorent bouffer à la cantoche... Si vous ne détestez toujours pas les voitures, ne ratez pas l’occasion de vous en dégoûter en allant zieuter cette pelloche ordurière...

VA-ET-VIENT - (Vai-e-vem) de Joao Cesar Monteiro. (2/20) 0
Portugal - Couleur, 2h50 - 2002.
Avec : Joao Cesar Monteiro, Rita Pereira Marques, Rita Durao, Manuela de Freitas.

Comédie dramatique : Un vieux veuf, résidant à Lisbonne, passe son temps à aller et à venir... En bus jusqu’au banc... où il reluque un peu les passantes... puis, du banc jusqu’au bus... et, du bus jusque chez lui... En gros, voilà le spectacle qui justifie pleinement le titre. Joao a parfois un côté cynique et vicelard assez amusant... Mais, au total, on se dit que c’est vraiment trop facile de faire des choses pareilles... Beaucoup trop facile et... sans intérêt. Sauf pour une certaine élite soi-disant “cinéphilique”... qui nous fatigue prodigieusement...


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