Fèvrier 2003
Semaine 8  Du 19-02 au 25-02-2003 

 

L’AMOUR SANS PREAVIS - (Two Weeks Notice). de Marc Lawrence. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h30 - 2002.
Avec : Sandra Bullock, Hugh Grant, Alicia Witt, Dana Ivey, Joseph Badalucco.

Comédie : Intrigues sentimentalo-professionnelles entre un millionnaire et sa conseillère en chef, brillante avocate. Enième comédie fadasse à la sauce rétro, mais sauf vot’ respect, pas tellement plus nulle que les classiques dont elle s’inspire, du genre : le vénérable et génialissime Ernst Lubitsch. Sandra Bouledogue n’a pas franchement le physique de l’emploi ; quant à Hugh Grant, à chacun de ses nouveaux films, on a de plus en plus l’impression qu’il fait un spot publicitaire pour une pâte dentifrice ou un parfum pour homme. A éviter.

LA BEUZE de François Desagnat et Thomas Sorraux. - (0/20) 0
France - Couleur, 1h29 - 2002.
Avec : Michaël Youn, Vincent Desagnat, Zoé Félix, Alex Descas, Lionel Abelanski.

Comédie : On peut difficilement exprimer par des mots ce que l’on ressent à la vision d’un tel cauchemar. C’est de la bouillie sans queue ni tête, pas de scénario, pas d’histoire, et donc rien à en dire... si ce n’est que les fameux “comiques” Vincent Desagnat et surtout Michaël Youn sont à pleurer... de honte. Personnellement, je les considère comme indignes de me torcher le cul !

CANDY de Christian Marquand. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h55 - 1968. (Reprise).
Avec : Ewa Aulin, Richard Burton, Charles Aznavour, Marlon Brando, Ringo Starr.

Comédie : Délire psychédélique à quatre sous, cette prétendue comédie pseudo-déjantée de la fin des sixties à éberlué Mézigue à un point que vous pouvez difficilement imaginer . Par décence, je ne répéterai pas ici toutes les injures qu’il a proférées pendant la projection de cet OVNI de pacotille.

LA FLEUR DU MAL de Claude Chabrol. (0/20) 0
France - Couleur, 1h44 - 2002.
Avec : Nathalie Baye, Benoît Magimel, Bernard Le Coq, Suzanne Flon, Mélanie Doutey.

Drame : L’histoire se déroule de nos jours, lors d’élections municipales dans un patelin paumé où un crime est commis. Il s’agit d’un whodunit -mais qui n’arrive pas à la cheville du plus mauvais Agatha Christie- à la sauce Chabrol. Un Chabrol au plus haut de sa forme, c’est-à-dire plus exécrable que jamais. C’est un mauvais téléfilm encore plus piteux qu’un roman photo où il ne se passe rien, où il n’y a pas de décor, où les acteurs jouent mal, à côté duquel le néant nous fait rêver. Que vient faire Madame Suzanne Flon dans cette galère ? Mais rassurez-vous, il y a des gens à qui cela plaît. Jésus, Marie, Joseph ...!

MARIAGE A LA GRECQUE - (My Big Fat Greek Wedding) de Joel Zwick. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h35 - 2001.
Avec : Nia Vardalos, Michael Constantine, Lainie Kazan, Kaylee Vierira, John Kalangis.

Comédie : Décidément, qu’est-ce-qu’on rit cette année ! Un américain qui se la joue beau gosse et qui est persuadé ressembler à William Hurt, va tomber amoureux d’une jeune grecque; l’occasion pour nous de découvrir un monde pittoresque... Les clichés sont particulièrement caricaturaux et les personnages imbuvables. C’est tourné en cacacolor. Un vrai régal !

MONSIEUR N. de Antoine de Caunes. (4/20) 0
France - Couleur, 2h - 2002.
Avec : Philippe Torreton, Richard E.Grant, Jay Rodan, Elsa Zylberstein, Roschdy Zem.

Historique : Napoléon est à Sainte-Hélène et il a du mal à accepter cet emprisonnement en plein air. On nous promet un suspense, une face cachée de l’histoire enfin révélée...On a droit à un prout ! Déjà que Napoléon Bonaparte, je m’en tape allègrement les valseuses, alors vous imaginez la passion qui m’a dévoré pendant tout le film... Cela dit les couleurs, les décors et les costumes sont beaux. Un peu d’esthétique, cela ne fait pas de mal. Philippe Torreton se défend comme il peut. Quant au réalisateur, Antoine de Caunes, il nous prouve pour la deuxième fois qu’en voulant toucher à tout il ne fait qu’essayer de péter plus haut que son petit cul. Où sont donc les professionnels ?

PETITES COUPURES de Pascal Bonitzer. (9/20) 1
France - Couleur, 1h35 - 2002.
Avec : Daniel Auteuil, Kristin Scott Thomas, Emmanuelle Devos, Ludivine Sagnier.

Comédie dramatique : Un peu égaré, Bruno, journaliste, passe d’une femme à l’autre, tel un bambin de quarante ans. L’ histoire et la construction du scénario sont insolites, un certain humour non dénué de finesse et des dialogues bien ciselés et qui pour une fois ont un sens, font de ce film un assez agréable spectacle. Une petite bouffée d’oxygène et d’intelligence...Daniel Auteuil, toujours parfait.

SOLARIS de Steven Soderbergh. (1/20) 0
USA - Couleur, 1h34 - 2002.
Avec : George Clooney, Natascha McElhone, Jeremy Davies, Viola Davis, Ulrich Tukur.

Science-fiction : Nous sommes dans le monde du silence. Un monde où le temps passe, repasse, s’arrête, redémarre. Des personnages habités par le néant évoluent au ralenti, ombres désossées, nous invitent sans cesse à quitter la salle... Mais on résiste, on est solide, aguerri, on a l’habitude de s’ennuyer... Alors, une fois de plus, Mézigue et Moi-Même restons jusqu’à la fin du commencement de la fin, de la fin du commencement de ce film sans temps, de ce film infini, “insitué”, qui n’en finit pas de passer ou de finir, je ne sais plus. La métaphysique sied mal à Soderbergh. Il y perd ses souliers et nous nos deniers.

TERRA INCOGNITA de Ghassan Salhab. (0/20) 0
Liban - Couleur, 2h - 2002.
Avec : Carole Abboud, Abla Khoury, Walid Sadek, Rabih Mroueh, Carlos Chahine.

Drame : Il s’agit d’un portrait de la génération trentenaire au fil des jours et des nuits à Beyrouth. Que de creuses réflexions, que d’insondables profondeurs traitées avec une effrayante finesse, d’une manière sobre et dépouillée. C’est tout de même terrible de constater qu’à quelques rares exceptions près (comme l’Iran notamment), les films qui nous parviennent des pays du tiers monde cinématographique sont complètement occidentalisés. Qu’ils nous viennent du Liban, du Zimbabwe, ou de Pétaouchnok, on y boit tous du whisky, les mêmes marques de bière qu’à Londres, New-York ou Paris ; on y fume les mêmes cigarettes, mais surtout, surtout, la construction narrative de leurs gâchis de pellicule est calquée à un iota près sur le cinéma occidental. Restent les formes généreuses de Carole Abboud...

TORTILLA SOUP de Maria Ripoll. (2/20) 0
USA - Couleur, 1h42 - 2001.
Avec : Hector Elizondo, Jacqueline Obradors, Elizabeth Pena, Raquel Welch.

Comédie : C’est l’histoire de papa avec ses trois filles adultes qui vivent encore sous son toit. Insipide chronique -une de plus-, cette comédie (encore !) ne parvient même pas à nous arracher un petit sourire, bien que Hector Elizondo soit plutôt bon comédien... Quant aux autres, et notamment Raquel Welch, elles ne font qu’accentuer l’aspect “sitcom” de cette tentative de film avortée.

 

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