Decembre 2003
Semaine 52  Du 24-12 au 30-12-2003    

 

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FREAKY FRIDAY (Dans la peau de ma mère) - de Mark Waters. (2/20) 0
USA - Couleur, 1h37 - 2003.
Avec : Jamie Lee Curtis, Lindsay Lohan, Mark Harmon, Harold Gould, Haley Hudson.

Comédie : Idée séduisante au départ... (Pas très originale, toutefois, puisque c’est la deuxième adaptation du roman de Mary Rodgers, Un vendredi, dingue, dingue, dingue, interprété en 1976 par Barbara Harris et Jodie Foster). Cela dit, après, n’est-ce pas, tout dépend du traitement... Comme nous l’avons déjà moult fois répété... Il s’agit d’une maman et de sa fille de quinze ans qui ne se supportent pas... enfin, ne se comprennent pas du tout et se chamaillent sans cesse... Cependant, suite à un sortilège chinois, elles vont se retrouver chacune dans la peau de l’autre... histoire de parvenir à mieux se comprendre... A part quelques gags qui nous font sourire, on a droit à un défilé de têtes de cul - que ce soit la mère ou la fille ou bien le futur de la maman sur le point de se remarier. Difficile à supporter! D’autant plus que pour jouer ce genre de situation, les actrices devraient avoir du génie...! Ce qui est loin d’être le cas...

LES LIONCEAUX - de Claire Doyon. (0/20) 0
France - Couleur, 1h17 - 2003.
Avec : Lisa Lacroix, Marie Félix, Guillaume Gouix, Dani, Jacno.

Comédie dramatique : Ile déserte... Deux soeurs et leurs parents... Les deux jeunes filles ne cessent de rivaliser de débilité mentale avec des jeux de primates attardés... Arrive un jeune inconnu... Les jeux vont devenir sexuels... On s’enlace, on se roule par terre, on rugit de temps à autre - afin de justifier le titre - et on bouffe dégueulasse, pire que des bêtes... Voilà une chose pelliculisée qui se traîne dans la misére de la crasse, de la poussière, du fastoche dégénératif... C’est indigne! Pour bien apprécier ce “film”, il faudrait le projeter dans une décharge publique, assis dans des déchets en forme de fauteuil; ainsi l’on aurait les odeurs en plus... Voici venir le temps de la décadence! Vivre à hauteur d’Homme, est-ce si difficile que cela...?

MA VIE SANS MOI - (Mi vida sin mi) - de Isabel Coixet. (0/20) 0
Espagne / Canada - Couleur, 1h42 - 2003.
Avec : Sarah Polley, Mark Ruffalo, Amanda Plummer, Scott Speedman.

Drame : Qu’est-ce que c’est que cette nouvelle arnaque ?!? C’est pas parce que c’est Pedro (Almodovar) qui a produit, que l’on doit crier au génie! Ce sont deux métiers différents la mise en scène et la production, bon sang! Voyez - je prends deux cas extrêmes - Sergio Leone et Luc Besson. Le premier, tout grand maître qu’il fût, n’a pas toujours financé des films brillants! Quant à Besson, il réussit à faire encore pire en tant que producteur que comme cinéaste!!! Toujours est-il que nous avons droit ici (paraît-il) à un mélo... Aussi émouvant qu’une pub de quartier! La photo est d’un cradingue... c’est simple, on se croirait en face d’une téloche dont l’antenne serait en dysfonctionnement! N’avez qu’à aller vérifier, si vous ne me croyez pas! Si je mens, je vais en enfer! Bon. Donc, c’est une histoire “trisse”... Il est vrai qu’attraper la mort à vingt-trois balais, y a pas de quoi s’éclater de joie... La jeune femme, qui se sait condamnée à court terme, établit une liste, à un moment donné, des choses qu’elle va s’employer à faire avant de partir... Isabel Coixet, l’auteuse-réalisateuse, aurait dû faire la sienne avant d’attaquer le film...

QUI A TUE BAMBI? - de Gilles Marchand. (2/20) 0
France - Couleur, 2h06 - 2003.
Avec : Sophie Quinton, Laurent Lucas, Catherine Jacob, Yasmine Belmadi, Jean Del.

Policier : ...Ou srillaire, si vous préférez... Pendant la première demi-heure, le film fonctionne correctement - oh! rien de bien émouvant! - mais il est crédible et regardable. Puis, dès que l’intrigue commence à se nouer, ça se gâte... Dans l’hôpital où elle est infirmière stagiaire, Isabelle, croise souvent, la nuit, le docteur Philipp... Le docteur Philipp, c’est un cintre avec des haillons dessus (on a tous reconnu Laurent Lucas!). Ce chirurgien est censé nous fiche la trouille car il rôde fantomatiquement et... tue, semblerait-il... Il endort les nanas hospitalisées, les viole et les fait disparaître... Ni vu ni connu... Sauf par Isabelle, qui se doute d’un truc... la malheureuse... Le docteur-cintre va donc l’approcher, la draguer puis la repousser, soigner ses malaises, la surnommer Bambi et lui offrir le collier d’une de ses victimes... (A propos de victimes... nous, dans la salle, on subit un suspense in-ter-mi-na-ble...). A noter, l’extraordianiare qualité des dialogues - qui sont l’une des sept plaies du cinéma français actuel. Les dialogues de cinoche ne doivent surtout pas être... écrits... sauf s’il sont soigneusement stylisés (voir Prévert, Jeanson ou Audiard). Qu’on se le dise!

SCARY MOVIE 3 - de David Zucker. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h24 - 2003.
Avec : Anna Faris, Simon Rex, Charlie Sheen, Anthony Anderson, Leslie Nielsen.

Comédie : Jusqu’à la dernière seconde de l’année, nous aurons donc droit à des films numérotés...! J’avoue que le premier movie effrayant m’avait parfois fait marrer... le deuxième, je me tais... cela a vraiment été l’horreur! Le dernier-né - tout en étant moins épouvantablement scato et hautement salace - reste dans la lignée... C’est du gag pour le gag - facile, facile... On y parodie lourdement - le mot est léger - des films tels que Ring, Signes ou encore 8 Miles... Comme, à l’origine, il s’agit déjà de gros navets, la parodie en est d’autant moins évidente à réaliser... Les pastiches les plus hilarants s’inspirent généralement de très bons films voire de chefs-d’oeuvre. A éviter... sauf s’il on a le rire très indulgent...!

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LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : LE RETOUR DU ROI - (The Lord of the Rings : The Return of the King) - de Peter Jackson. (0/20) 0
USA - Couleur, 3h20 - 2003.
Avec : Elijah Wood, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Liv Tyler, Sean Astin, Ian Holm.

Aventures fantastiques : Depuis trois ans, lorsqu’arrive le mois de décembre, un nuage sombre se profile au-dessus des salles obscures... Ce nuage, c’est “Le seigneur des andouilles”... ou ...”des âneries”. Au choix. Mézigue et Moi-Même les avons désormais tous vus, les épisodes de ce monument! Près de dix heures de tortures et souffrances... heureusement réparties sur trente-six mois! On nous traite parfois de masos! Ce que c’est que l’intoxication! Ben oui, c’est notre drogue dure à nous, le cinématographe... Enfin... Cette fois-ci, c’est la bonne; il n’y aura pas de numéro 4. Difficile à résumer cette légende aux six mille personnages principaux : les Elfes, les Gnouffes, les Sbrandulas... Le Mister Frodon et autres Alfur et Zipouillata... Qui cherchent des anneaux partout; depuis la communauté des andouilles jusqu’ aux plaines du Konkidor... aux monts volcaniques de la Finalité Précoce : les fameux monts Tcharapa... Conte initiatique (et très toc), philozoophique, profonde réflexion fidèlement transposée à l’écran par un tâcheron de la tambouille... En fait, c’est une suite d’images surchargées, virtuelles et “numerdiques”, une accumulation de mouvements gratuits, sans aucun sens... De l’agitation... Bagarres et guerres... Guerres surtout! Encore un film de guerre!!! C’est tout plein de significations ésotérico-intello-symboliques, m’a-t-on dit... Et mon cul, dans tout ça? C’est un symbole aussi? Les bagouzes représentent le Pouvoir... Les valeurs morales : loyauté, honneur, bravoure... va te faire foutre, ouais! Y a même une couronne pour un roi ... (Viggo Mortensen est parfait en roi des cons!). Quant aux nanas, elles décorent, z’ornent, pondent des lardons pendant que leurs mâles s’entretuent... C’est sauvagement conventionnel et brutalement surestimé!!! Lyrique jusqu’au paroxysme! De la Computer Poetry”, ouais!

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THE STATION AGENT - de Tom McCarthy. (15/20) 2
USA - Couleur, 1h29 - 2002.
Avec : Peter Dinklage, Patricia Clarkson, Paul Benjamin, Michelle Williams, Paula Garces.

Comédie dramatique : Le petit Finbar - c’est un nain - s’ennuie ferme dans une grande ville des States. En plus, il est tout seul partout à cause de sa différence... Un beau jour, il va hériter de la maison de garde ferroviaire de son seul ami. Comme il est passionné de trains, ça tombe plutôt bien... Et puis, il est habitué à la solitude. Alors, ce coin paumé lui convient à merveille... Néanmoins, il y a toujours des emmerdeurs... Une artiste peintre vieillissante et terriblement maladroite qui a vécu un drame inoubliable et un jeune vendeur de hot-dogs ambulant qui a pour habitude d’installer sa camionnette non loin de la gare désaffectée où vit désormais Finbar. Très réticent au départ, Finbar va se prendre de sympathie pour le jeune homme quelque peu envahissant et peut-être même d’amour... pour l’artiste triste... Petit film à la durée savamment maîtrisée, dense et resserré... pudique et plein de retenue, The Station Agent, nous insuffle quelques grands moments de joie! Ces trois “solitudes”sombres et mélancoliques deviennent, comme par enchantement, lorsqu’elles s’unissent, trois jolis personnages à la splendeur modeste... Le nain - interprété par un surprenant Peter Dinklage - n’est ni plus petit ni plus grand qu’un géant... Il a une personnalité du tonnerre et son “handicap” fait de lui un être d’exception... en toute simplicité! Alors, plutôt que de vous farcir les dernières âneries du seigneur ou je-ne-sais quel freaky-scarie movie, faites honneur à cette “contre-programmation” de fin d’année et allez vous offrir une petite cuillerée de bonheur pur suc en compagnie de trois personnages réellement émouvants! C’est un ordre!!!

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VINGT-CINQ WATTS - (25 watts) - de Juan Pablo Rebella et Pablo Stoll. (2/20) 0
Uruguay - Noir et blanc, 1h34 - 2001.
Avec : Daniel Hendler, Jurge Temponi, Alfonso Tori, Valentin Rivero, Valeria Mendleta.

Comédie : Trois jeunes zigotos, Leche, Seb et Javi, s’emmerdent - et nous avec - dans les sordides rues de Montevideo... C’est tout. Alors, bon, il y a les rencontres qu’ils font... Des personnages pittoresques et/ou complètement déjantés... tel le livreur de pizzas ou les deux dealers “frappadingues”... On sourit, certes. Mais, on sourirait peut-être davantage si l’on y voyait plus clair! L’image est d’un noir et blanc infect : on ne distingue rien... On scrute sans cesse... On guette chaque personnage... histoire de le reconnaître. A mon avis, c’est un film qui a été éclairé avec vingt-cinq malheureux watts - d’où le titre...


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