|
 |
FREAKY
FRIDAY (Dans
la peau de ma mère) - de Mark Waters. (2/20)

USA - Couleur, 1h37 - 2003.
Avec : Jamie Lee Curtis, Lindsay Lohan, Mark Harmon, Harold Gould, Haley Hudson.
|
Comédie : Idée séduisante au départ...
(Pas très originale, toutefois, puisque cest la
deuxième
adaptation du roman de Mary Rodgers, Un vendredi, dingue, dingue, dingue,
interprété en 1976 par Barbara Harris et Jodie Foster). Cela dit,
après, nest-ce pas, tout dépend du traitement... Comme nous
lavons déjà moult fois répété... Il
sagit dune maman et de sa fille de quinze ans qui ne se supportent
pas... enfin, ne se comprennent pas du tout et se chamaillent sans cesse... Cependant,
suite à un sortilège chinois, elles vont se retrouver chacune dans
la peau de lautre... histoire de parvenir à mieux se comprendre...
A part quelques gags qui nous font sourire, on a droit à un défilé de
têtes de cul - que ce soit la mère ou la fille ou bien le futur
de la maman sur le point de se remarier. Difficile à supporter! Dautant
plus que pour jouer ce genre de situation, les actrices devraient avoir du génie...!
Ce qui est loin dêtre
le cas...
 |
LES
LIONCEAUX - de Claire Doyon. (0/20) 
France - Couleur, 1h17 - 2003.
Avec : Lisa Lacroix, Marie Félix, Guillaume Gouix, Dani, Jacno.
|
Comédie
dramatique : Ile déserte... Deux soeurs et leurs
parents... Les deux jeunes filles ne cessent de rivaliser
de débilité mentale avec des jeux de primates
attardés... Arrive un jeune inconnu... Les jeux vont
devenir sexuels... On senlace, on se roule par terre,
on rugit de temps à autre - afin de justifier le titre
- et on bouffe dégueulasse, pire que des bêtes...
Voilà une chose pelliculisée qui se traîne
dans la misére de la crasse, de la poussière,
du fastoche dégénératif... Cest
indigne! Pour bien apprécier ce film,
il faudrait le projeter dans une décharge publique,
assis dans des déchets en forme de fauteuil; ainsi
lon aurait les odeurs en plus... Voici venir le temps
de la décadence! Vivre à hauteur dHomme,
est-ce si difficile que cela...?
 |
MA
VIE SANS MOI - (Mi vida sin mi) - de Isabel Coixet. (0/20)

Espagne / Canada - Couleur, 1h42 - 2003.
Avec : Sarah Polley, Mark Ruffalo, Amanda Plummer, Scott Speedman.
|
Drame : Quest-ce que cest que cette nouvelle
arnaque ?!?
Cest pas parce que cest Pedro (Almodovar) qui a produit, que lon
doit crier au génie! Ce sont deux métiers différents la
mise en scène et la production, bon sang! Voyez - je prends deux cas extrêmes
- Sergio Leone et Luc Besson. Le premier, tout grand maître quil
fût, na pas toujours financé des films brillants! Quant à Besson,
il réussit à faire encore pire en tant que producteur que comme
cinéaste!!! Toujours est-il que nous avons droit ici (paraît-il) à un
mélo... Aussi émouvant quune pub de quartier! La photo est
dun cradingue... cest simple, on se croirait en face dune téloche
dont lantenne serait en dysfonctionnement! Navez quà aller
vérifier, si vous ne me croyez pas! Si je mens, je vais en enfer! Bon.
Donc, cest une histoire trisse... Il est vrai quattraper
la mort à vingt-trois balais, y a pas de quoi séclater de
joie... La jeune femme, qui se sait condamnée à court terme, établit
une liste, à un moment donné, des choses quelle va semployer à faire
avant de partir... Isabel Coixet, lauteuse-réalisateuse, aurait
dû faire
la sienne avant dattaquer
le film...
 |
QUI
A TUE BAMBI? - de Gilles Marchand. (2/20)

France - Couleur, 2h06 - 2003.
Avec : Sophie Quinton, Laurent Lucas, Catherine Jacob, Yasmine Belmadi, Jean
Del.
|
Policier : ...Ou srillaire, si vous préférez...
Pendant la première demi-heure, le film fonctionne correctement
- oh!
rien de bien émouvant! - mais il est crédible et regardable. Puis,
dès que lintrigue commence à se nouer, ça
se gâte... Dans lhôpital où elle est infirmière
stagiaire, Isabelle, croise souvent, la nuit, le docteur Philipp... Le docteur
Philipp, cest un cintre avec des haillons dessus (on a tous reconnu Laurent
Lucas!). Ce chirurgien est censé nous fiche la trouille car il rôde
fantomatiquement et... tue, semblerait-il... Il endort les nanas hospitalisées,
les viole et les fait disparaître... Ni vu ni connu... Sauf par Isabelle,
qui se doute dun truc... la malheureuse... Le docteur-cintre va donc lapprocher,
la draguer puis la repousser, soigner ses malaises, la surnommer Bambi et lui
offrir le collier dune de ses victimes... (A propos de victimes... nous,
dans la salle, on subit un suspense in-ter-mi-na-ble...). A noter, lextraordianiare
qualité des dialogues - qui sont lune des sept plaies du cinéma
français actuel. Les dialogues de cinoche ne doivent surtout pas être... écrits...
sauf sil sont soigneusement stylisés (voir Prévert, Jeanson
ou Audiard). Quon
se le dise!
 |
SCARY
MOVIE 3 - de David Zucker. (0/20) 
USA - Couleur, 1h24 - 2003.
Avec : Anna Faris, Simon Rex, Charlie Sheen, Anthony Anderson, Leslie Nielsen.
|
Comédie : Jusquà la dernière
seconde de lannée, nous aurons donc droit à des
films numérotés...! Javoue
que le premier movie effrayant mavait parfois fait marrer... le
deuxième, je me tais... cela a vraiment été lhorreur!
Le dernier-né - tout en étant moins épouvantablement scato
et hautement salace - reste dans la lignée... Cest du gag pour le
gag - facile, facile... On y parodie lourdement - le mot est léger - des
films tels que Ring, Signes ou encore 8 Miles... Comme, à lorigine,
il sagit déjà de gros navets, la parodie en est dautant
moins évidente à réaliser... Les pastiches les plus hilarants
sinspirent généralement de très bons films voire de
chefs-doeuvre. A éviter... sauf sil on a le rire très
indulgent...!
 |
LE
SEIGNEUR DES ANNEAUX : LE RETOUR DU ROI - (The
Lord of the Rings : The Return of the King) - de Peter
Jackson. (0/20) 
USA - Couleur, 3h20 - 2003.
Avec : Elijah Wood, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Liv Tyler, Sean Astin, Ian
Holm.
|
Aventures
fantastiques : Depuis trois ans, lorsquarrive le
mois de décembre, un nuage sombre se profile au-dessus
des salles obscures... Ce nuage, cest Le seigneur
des andouilles... ou ...des âneries.
Au choix. Mézigue et Moi-Même les avons désormais
tous vus, les épisodes de ce monument! Près
de dix heures de tortures et souffrances... heureusement
réparties sur trente-six mois! On nous traite parfois
de masos! Ce que cest que lintoxication! Ben
oui, cest notre drogue dure à nous, le cinématographe...
Enfin... Cette fois-ci, cest la bonne; il ny
aura pas de numéro 4. Difficile à résumer
cette légende aux six mille personnages principaux
: les Elfes, les Gnouffes, les Sbrandulas... Le Mister Frodon
et autres Alfur et Zipouillata... Qui cherchent des anneaux
partout; depuis la communauté des andouilles jusqu aux
plaines du Konkidor... aux monts volcaniques de la Finalité Précoce
: les fameux monts Tcharapa... Conte initiatique (et très
toc), philozoophique, profonde réflexion fidèlement
transposée à lécran par un tâcheron
de la tambouille... En fait, cest une suite dimages
surchargées, virtuelles et numerdiques,
une accumulation de mouvements gratuits, sans aucun sens...
De lagitation... Bagarres et guerres... Guerres surtout!
Encore un film de guerre!!! Cest tout plein de significations ésotérico-intello-symboliques,
ma-t-on
dit... Et mon cul, dans tout ça? Cest un symbole aussi? Les bagouzes
représentent
le Pouvoir... Les valeurs morales : loyauté, honneur, bravoure... va te
faire foutre, ouais! Y a même une couronne pour un roi ... (Viggo Mortensen
est parfait en roi des cons!). Quant aux nanas, elles décorent, zornent,
pondent des lardons pendant que leurs mâles sentretuent... Cest
sauvagement conventionnel et brutalement surestimé!!! Lyrique jusquau
paroxysme! De la Computer Poetry, ouais!
 |
THE
STATION AGENT - de Tom McCarthy. (15/20) 
USA - Couleur, 1h29 - 2002.
Avec : Peter Dinklage, Patricia Clarkson, Paul Benjamin, Michelle Williams, Paula
Garces.
|
Comédie dramatique : Le petit Finbar - cest
un nain - sennuie ferme dans une grande ville des States.
En plus, il est tout seul partout à cause de sa différence...
Un beau jour, il va hériter de la maison de garde ferroviaire
de son seul ami. Comme il est passionné de trains, ça
tombe plutôt bien... Et puis, il est habitué à la
solitude. Alors, ce coin paumé lui convient à merveille...
Néanmoins, il y a toujours des emmerdeurs... Une artiste
peintre vieillissante et terriblement maladroite qui a vécu
un drame inoubliable et un jeune vendeur de hot-dogs ambulant
qui a pour habitude dinstaller sa camionnette non loin
de la gare désaffectée où vit désormais
Finbar. Très réticent au départ, Finbar
va se prendre de sympathie pour le jeune homme quelque peu
envahissant et peut-être même damour... pour
lartiste triste... Petit film à la durée
savamment maîtrisée, dense et resserré...
pudique et plein de retenue, The Station Agent, nous
insuffle quelques
grands moments de joie! Ces trois solitudessombres et mélancoliques
deviennent, comme par enchantement, lorsquelles sunissent, trois
jolis personnages à la splendeur modeste... Le nain - interprété par
un surprenant Peter Dinklage - nest ni plus petit ni plus grand quun
géant... Il a une personnalité du tonnerre et son handicap fait
de lui un être dexception... en toute simplicité! Alors, plutôt
que de vous farcir les dernières âneries du seigneur ou je-ne-sais
quel freaky-scarie movie, faites honneur à cette contre-programmation de
fin dannée et allez vous offrir une petite cuillerée de bonheur
pur suc en compagnie de trois personnages réellement émouvants!
Cest
un ordre!!!
 |
VINGT-CINQ
WATTS - (25 watts) - de Juan Pablo Rebella et Pablo
Stoll. (2/20) 
Uruguay - Noir et blanc, 1h34 - 2001.
Avec : Daniel Hendler, Jurge Temponi, Alfonso Tori, Valentin Rivero, Valeria
Mendleta.
|
Comédie : Trois jeunes zigotos, Leche, Seb et
Javi, semmerdent - et nous avec - dans les sordides rues
de Montevideo... Cest tout. Alors, bon, il y a les rencontres
quils font... Des personnages pittoresques et/ou complètement
déjantés... tel le livreur de pizzas ou les deux
dealers frappadingues... On sourit, certes. Mais,
on sourirait peut-être davantage si lon y voyait
plus clair! Limage est dun noir et blanc infect
: on ne distingue rien... On scrute sans cesse... On guette
chaque personnage... histoire de le reconnaître. A mon
avis, cest un film qui a été éclairé avec
vingt-cinq malheureux watts - doù le
titre...
Haut
de Page
|