Decembre 2003
Semaine 51  Du 17-12 au 23-12-2003   

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APRES VOUS... - de Pierre Salvadori. (1/20) 0
France - Couleur, 1h50 - 2003.
Avec : Daniel Auteuil, José Garcia, Sandrine Kiberlain, Maryline Canto, Michelle Moretti.

Comédie : Un maître d’hôtel (D. Auteuil) sauve un inconnu (J. Garcia) du suicide. Il fera tout par la suite pour aider le malheureux suicidaire... indécrottable, car obsédé par la femme qui l’a largué... Antoine, c’est le nom du sauveur, décide donc d’aller à la recherche de l’”ex” du suicidé... C’est une comédie. Une comédie comique. N’ayons pas peur des mots...! On ne rit absolument jamais tant chaque gag est usé jusqu’à la corde; tant la démarche est incohérente... C’est, d’ailleurs, le propre de la comédie française depuis trente ans! Trop réaliste pour être farfelue; trop fantaisiste pour être crédible! Cul nu entre deux cuvettes, le spectateur n’arrive pas à suivre la psychologie des personnages dont le comportement évolue, change, part dans tous les sens au gré des gags lourdement téléphonés! José Garcia, le maître du “patronage”, devrait faire une tournée dans les écoles maternelles avec ses expressions sinsitrement cabotines... Dans la cour des grands, nous avons Daniel Auteuil pour nous consoler. Il est parfois assez touchant dans le rôle de ce brave type sympathique. Quant aux autres... glissons... dérapons même...mais, de grâce, n’en parlons pas...!

L’ENFANT AU VIOLON - (Together) - de Chen Kaige. (2/20) 0
Chine - Couleur, 1h57 - 2002.
Avec : Liu Peiqi, Tang Yun, Chen Hong, Wang Zhiwen, Chen Kaige, Cheng Qian.

Comédie dramatique : Xiao Chun est un gamin de treize ans pas comme les autres : c’est un virtuose du violon. Seulement, son père est pauvre et l’enfant a du mal à s’imposer... Il finira quand même par avoir deux professeurs, très différents l’un de l’autre; le premier, artiste entier, lui apprendra l’art de la musique, le second, une “grosse légume”, sera en mesure de lui assurer une carrière en or... Mais... mais... mais... Reste le choix du gamin... Dès les premières images, nous sommes envahis par la laideur d’un support numérique particulièrement... insupportable! De plus, l’histoire et sa construction scénaristique sont gravement fadasses, classicos, cucul-la-praline... Dur d’être ému, dans ces conditions! Cependant, l’auteur, Chen Kaige (Adieu ma concubine), se décide à nous accorder quelques jolis instants... in extremis... à la fin du film...! C’est malin!

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IN THE CUT - de Jane Campion. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h58 - 2003.
Avec : Meg Ryan, Mark Ruffalo, Jennifer Jason Leigh, Nick Damici, Dominick Aries.

Policier : Une prof de lettre new-yorkaise, Frannie, travaillant sur un bouquin dont le thème l’amène à fréquenter parfois des lieux quelque peu sordides, surprend dans le sous-sol d’un bouge une scène de fellation qui ne la laisse pas indifférente. Malgré la pénombre, elle parvient à apercevoir le tatouage du “fellé”... au niveau du poignet... Dès le lendemain, elle reçoit la visite d’un flic, Malloy, qui lui annonce que la “felleuse” de la veille a été assassinée... d’une façon atroce... à coups de couteau... découpée en morceaux... Frannie se sent attirée par le flic et ils ont une liaison... Et, horreur! Elle reconnaît, sur le poignet de Malloy, le tatouage qu’elle avait aperçu la fameuse nuit dans le fameux sous-sol! Sur fond noir, l’histoire est cousue de fil blanc... Bonjour, les scénaristes! Mais, on va me rétorquer, que l’essentiel du film est ailleurs... Que c’est avant tout un film de femmes sur le thème du désir et de la passion charnelle féminines... Etc... Tout ce que vous voudrez, Mesdames et Messieurs, je m’en gratte, titillez-vous la cervelle (ou autre chose) autant que vous le souhaitez... Moi, je n’aime pas m’emmerder! En effet, non seulement l’intrigue, mais aussi la mise en images, le moindre petit souffle de ce film, c’est du déjà vu terriblement étiré. Le titre n’est pas mal non plus; In the Cut , ça donne en français : “dans la fente” (aussi bien une coupure au couteau que l’autre...). C’est profond!

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KITCHEN STORIES - (Salmer fra kjokkenet) - de Bent Hamer. (7/20) 1
Norvège - Couleur, 1h35 - 2003.
Avec : Joachim Calmeyer, Thomas Norström, Bjorn Floberg, Reine Brynolfsson.

Comédie : Dans les années cinquante, un institut de recherches (insolites!) suédois envoie un groupe d’observateurs dans un village norvégien afin d’y étudier les comportements quotidiens des hommes célibataires dans leur cuisine... L’un de ces observateurs se retrouve ainsi perché sur une chaise haute à observer en silence les faits et gestes d’un vieux bougon... Au départ, leurs rapports sont très nordiques, puis, peu à peu, ils se dégèlent l’un et l’autre, allant même jusqu’à copiner... Egalement peu à peu, le spectateur s’installe dans cette petite histoire chaleureuse... Tout doucettement, au rythme du film... Dont les batttements sont du genre : “plomp”................................... “plomp”........................ “plomp”................... “plomp”.................... Du 9/ 6 de tension...! Drôle de film que celui-ci! On ne s’éclate que modérément durant la projection... mais... une fois sorti de la salle, on sent naître en soi un début de joli souvenir... Les acteurs y sont pour beaucoup! Leurs prestations sont excellentissimes!

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RIPOUX 3 - de Claude Zidi. (0/20) 0
France - Couleur, 1h44 - 2003.
Avec : Philippe Noiret, Thierry Lhermitte, Lorant Deutsch, Chloé Flipo, Jean-Luc Bideau

Comédie : Quatorze ans après, cette suite que personne n’attendait ni n’espérait, nous est balancée comme ça... va savoir pourquoi...! René, le”maître ripoux” est désormais un “combinard” retraité et François, le “disciple” est redevenu un flic intègre... Pour justifier pleinement le numéro du titre, on nous rajoute un “élève”... Interprété par le redoutable Lorant Deutsch... Appréciez le decrescendo : Noiret... Lhermitte... Deutsch... La décadence...! A part cela? Eh bien, “un peu de rien dans le néant”... Nib de surprises! Des nèfles...! Des situations et des dialogues lourdingues... Des personnages (sauf un ou deux) pour le moins surannés... En fait, un film perclus de rhumatismes...

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S.W.A.T. -UNITE D’ELITE - (S.W.A.T.) - de Clark Johnson. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h57 - 2003.
Avec : Samuel L. Jackson, Colin Farrell, Michelle Rodriguez, LL Cool J, Olivier Martinez

Policier : Camp d’entraînement pour enfoirés en kakicolor... Roulade avant, on pointe le gros pétard à double canon et on déglingue la cible... ! De pétarades en pétarades, on pige quand même qu’il y a une sorte d’intrigue dans ce film d’épouvante! Terrifiant numérique sombre et ténébreux avec couleurs vives par endroits, du genre vernis à ongles! L’unité S.W.A.T. - cherchez pas à comprendre - c’est tout simplement la meilleure, la plus efficace, la plus expéditive et la plus sanguinaire! Et ça travaille pour la Justice,ça, Monsieur! Il y a un de ces mauvais goûts pour l’uniforme, de l’autre côté de l’océan, qui commence à me fasciner... mais, nauséabonde, la fascination! Il y a même un bout de chromosome féminin dans l’équipe! (Mais, qui a des “couilles”, comme on dit noblement, n’est-ce pas?). Je crois que c’est ça qui horripile le plus le pauvre Mézigue : “Comme si les femmes n’avaient pas assez de leur connerie...! Histoire qu’elles fassent libres z’ et émancipées, on leur ajoute une épaisse couche de connerie virile!!! C’est plus de la niaiserie! De l’idiotie! C’est du grand art! Pour sûr que c’est un dieu sacrément puissant qui a créé la connerie humaine!!!”

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THIRTEEN - de Catherine Hardwicke. (3/20) 0
USA - Couleur, 1h35 - 2003.
Avec : Holly Hunter, Evan Rachel Wood, Nikki Reed, Brady Corbet, Ulysses Estrada.

Comédie dramatique : Treize ans. Deux copines ont cet âge. L’adolescence à ses débuts. Adolescence : passage difficile de l’enfance à l’âge adulte... Remise en question consciente ou non de tout et de tous... De soi-même... de sa mère... de l’amant d’icelle... de la couleur de son rouge à lèvres... Révoltes brusques et brutales... cérébrales... physiques... physiologiques... L’éveil du ventre bestial... Dans ce film, tourné caméra à l’épaule (et à outrance), ça zoome dans tous les sens! Les couleurs sont laides... mais c’est voulu... les cadrages, hors normes et de préférence constamment déséquilibrés... ça bouge et ça se bouscule... Quant aux personnages, les deux jeunes filles font tout et n’importe quoi : piercing à la langue, au nombril, drogues et usages de drogues... Alcool, sorties barbares, flirts et plus si affinités... (Holly Hunter, je vous rassure au passage, ne joue pas un rôle de grande composition - elle, c’est la maman...). Jusqu’au jour où tout cela va peut-être se calmer... rentrer dans l’ordre... Au fait... et “adulte”... qu’est-ce que ça veut dire...?

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UN COEUR AILLEURS - (Il cuore altrove) - de Pupi Avati. (11/20) 1
Italie - Couleur, 1h43 - 2002.
Avec : Neri Marcorè, Vanessa Incontrada, Giancarlo Giannini, Sandra Milo, Anna Longhi.

Comédie dramatique : Un professeur de latin de trente-cinq ans est envoyé à Bologne pour y enseigner... Aussi cultivé que coincé avec les femmes, il fait le chagrin de ses parents qui attendent désespérément de le voir marié et père de famille... Il finira par tomber amoureux fou d’une belle aveugle... pas très sympa, car elle va l’utiliser plutôt que l’aimer... Il en sera fort marri, le pauvre vieux puceau... Certes, Pupi Avati frôle la comédie à l’italienne dans toute sa splendeur - les larmes me viennent aux yeux en pensant à ce qu’aurait pu être ce film réalisé par un Ettore Scola des années soixante-dix! - mais, l’histoire est vraiment trop proche des Lumières de la ville... On dirait presqu’un remake ou un plagiat... Neri Marcorè est, cependant, remarquable... Et Giannini, le dernier des géants de la comédie italienne, nous rappelle à quel point l’âge d’un certain cinéma est - hélas- révolu... Bien que ce film possède quelques grandes qualités qui lui sont propres, l’on a envie de répondre à la question : “Alors, quoi de neuf au cinéma?”, “Charlie Chaplin, bien sûr!”


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