Dès le tout début de cette année
2003, le ciel était gris et lhorizon bien sombre... Au total,
et sans surprises, seulement dix films mont permis de méclater...
Le cinéma américain continue de dominer, légèrement
cette fois, avec quatre films remarquables. Côté français,
deux documentaires en tout et pour tout. Le fait que le genre documentaire devienne
un genre majeur ne me dérange nullement! Au contraire. Ce quil y
a dinquiétant, en revanche, cest ce problème que lon
a en France avec la fiction...! Y a-t-il un scénariste de par chez nous?
Bien sûr que oui! Nen doutons pas. Il y a tout ce quil faut
pour faire de lexcellent cinématographe en France! A commencer par
les techniciens, dont on parle si peu et dont nous devrions nous cocoricoser plutôt
que de louer lincompétence de tel ou tel pseudo artiste! Toutefois,
la source de tous nos maux provient essentiellement de la production. Non pas
que nous manquions dargent! Oh, non!!! Mais, doù vient cet
argent et par qui est-il géré...? Pour un tiers, je dis bien un
tiers, en moyenne, des différentes sources télévisuelles!!!
Quant à la gestion, elle est assurée - si jose dire - dans
la majeure partie des cas, par des gens nen ayant rien à fiche du
septième art et/ou des pleutres! Des décérebrés,
des imbéciles, des vendus... et jen passe...! Voilà pourquoi
- oh, comble abyssal!!! - nous avons aujourdhui droit à la télé au
cinéma, après avoir eu - ce qui était déjà assez
alarmant! - le cinéma à la télé...! Le pire cest
que le spectateur ny entrave que lerche, nest absolument plus sensible à la
qualité de limage, du scénario et de tout le reste, décérebré et
abruti quil est, lui aussi, par le petit écran, véritable
fléau de notre temps!
Quant à linvasion de la vidéo, du numérique HD ou
autre, nous aurons loccasion den reparler tout au long des semaines
et des mois à venir avec la participation technique de photographes ou
autres pros du cinoche qui nous expliqueront un petit peu mieux les vices et
les (prétendues?) vertus des nouvelles techniques futuristes...
Revenons à la qualité des films marquants de lannée
qui vient de sécouler. Une énorme et formidable surprise
nous vient du... Brésil! Trois toiles magistrales, que jai
classées, selon mon coeur, dans les cinq meilleurs films. Trois films
terriblement boudés par le public et... très peu loués par
la presse! (Voir page 2003 - Mois par mois).
La fréquentation, toujours dominée par les productions américaines,
baisse dune manière plus évidente que lannée
dernière. Il est toujours difficile daffirmer les raisons de cette
baisse... Très compliqués à analyser, les mouvements de
masses... Cela dit, il me semble que depuis deux ans, le marché de la
DiViDi augmentant effrontément, les gens restent logiquement plus volontiers
chez eux - difficile de le leur reprocher, vu le nombre de téléfilms,
même plus déguisés, qui prolifèrent dans les salles
obscures! Lon peut comprendre également que le public soit plus
réticent à se déplacer, compte tenu de la qualité (je
sais, cest subjectif!), ou du moins, de lattractivité des
films proposés... Par contre, là où le bât blesse,
cest que les plus gros succès sont souvent des navets atroces...
et que dexcellentissimes oeuvres passent inaperçues! Attention,
public! Tu nas pas toujours raison! Quant aux critiques, nen parlons
pas! Ils sont tous complètement fous... Notamment avec leur Triplettes
de Belleville, leurs Invasions barbares, Prophéties des grenouilles et
autres Sentiments...
Les parts de marché restent quasiment inchangées : les productions
américaines de loin en tête; les films français qui défendent,
malgré tout, leur bout de gras qui représente un bon
tiers; et les autres films... aux oubliettes!!!
Je termine, comme lan passé, par un regret. Mais, à lopposé de
celui de lannée dernière, celui-ci concerne une venue au
monde qui tarde, qui tarde et... qui tarde! Il sagit du film de Emir Kusturica
(qui nen finit pas dêtre post-produit!), très justement
intitulé... La vie est un miracle... On attend, Emir, on attend...!
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