Avril 2003
Semaine 15  Du 09-04 au 15-04-2003 

 

L’ARCHE RUSSE de Alexandre Sokourov. (0/20) 0
Russie - Couleur, 1h35 - 2002.
Avec : Sergei Dreiden, Maria Kuznetsova, Leonid Mozgovoy, David Giorgobani.

Historique : Visite par “ l’espion à la caméra”, au Palais de l’Ermitage, de l’histoire russe... Et en un seul plan-séquence de quatre-vingt-quinze minutes. Images numérico-dégueulasses pour un “exploit” cinématographique complètement inutile. L’exploit pour l’exploit, c’est l’occupation préférée des gens abstraits et vains...

LA DANSE DE LA CIGOGNE - (Vu khuc con co) de Jonathan Foo et Nguyen Phan Quang Binh. (0/20) 0
Singapour/Viêt-nam - Couleur, 1h36 - 2002.
Avec : Hai Yen, Pham Gia Chi Bao, Ta Ngoc Bao, Trinh Mai Nguyen, Quang Hai.

Guerre : Terne film de guerre en l’hommage de je-ne-sais-qui et de je-ne-sais-quoi... Infantile vision d’un monde dont la réalité est belle et simple, mais que des humanoïdes tordus compliquent à loisir, victimes de leurs passions les plus primaires...

DESTINATION FINALE 2 - (Final Destination 2) de David R. Ellis. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h30 - 2002.
Avec : A. J. Cook, Ali Larter, Michael Landes, T. C. Carson, Jonathan Cherry.

Fantastique : Et voici encore un numéro “ deux”! Comme presque toujours, il est bien pire que le “un”... En l’occurrence, le premier épisode fut regardable, mais, cette fois, on récupère tant bien que mal l’idée de départ, relativement intéressante, pour en extraire les dernières gouttelettes de jus, en appuyant bien fort sur l’écorce fripée du vieux fruit . Lamentable!

DEVDAS de Sanjay Leela Bhansali. (0/20) 0
Inde - Couleur, 3h - 2002.
Avec : Shahrukh Khan, Aishwarya Rai, Madhuri Dixit, Jackie Schroff.

Drame : Contrairement à Lagaan, sorti l’an passé, qui est vraiment un savoureux divertissement naïf et coloré, Devdas est un sinistre mélo, lourdingue et à la photographie plastifiée... On ne parvient même pas à rire au second degré et on s’ennuie à hurler...! Trois heures de souffrance! Je te dis pas quand, en plus, t’as envie de pisser...

DINA - (I am Dina) de Ole Bornedal. (10/20) 1
Norvège - Couleur, 2h - 2002.
Avec : Maria Bonnevie, Christopher Eccleston, Mads Mikkelsen, Gérard Depardieu.

Drame : La tragédie d’une fillette qui cause accidentellement la mort de sa mère. Fillette, qui devient sauvage, puis, grâce à son tuteur et à l’enseignement du violoncelle, femme passionnée, affamée de vie... Voilà un film où il y a une histoire et des personnages... Franchement, ça nous change un peu de tout ce fatras de pellicule dont les scénarios sont “ouverts”, comme disent les masturbateurs qui s’acharnent à détruire le septième art! Certes, il ne s’agit pas d’un chef-d’oeuvre - il y a toujours ce problème de langue -, néanmoins, le film existe, respire et nous émeut parfois. Bien sûr, il y a notre grand Gérard pour nous faire revenir sur terre et dans la salle obscure - c’est un saboteur, ce mec! En revanche, Mads Mikkelsen fait une composition magistrale et fort impressionnante! Ca, c’est un acteur!

EL BONAERENSE de Pablo Trapero. (12/20) 2
Argentine - Couleur, 1h45 - 2002.
Avec : Jorge Roman, Dario Levy, Mimi Arduh, Victor Hugo Carrizo, Hugo Anganuzzi.

Policier : Zapa, un gars d’une trentaine d’années, suite à des problèmes avec la justice, se trouve dans l’obligation de quitter son patelin et de s’engager, à Buenos Aires, dans la police, catégorie “Boanerense”... La vie pourrie de la flicaille corrompue au quotidien... L’ambiance éructante et suante est impressionnante tant tout sonne juste dans ce film réaliste et cru... Jorge Roman est parfait dans le rôle de ce primate qui, très vite, va danser comme les autres... A propos, la musique est balèze!

LA FAMILLE DELAJUNGLE - LE FILM - (The Wild Thornberrys) de Jeff McGrath et Cathy Malkasian. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h25 - 2002

Animation : Au risque de me répéter, je m’indigne à nouveau face à ce type de divertissemnt bâclé, destiné aux plus jeunes! Rendue célèbre par le petit écran, la série Delajungle envahit sans complexe le grand écran! Il est temps que l’on cesse d’exploiter l’innocence des enfants! Après, on va s’étonner que notre jeunesse soit décerébrée, qu’elle s’éclate en s’agitant frénétiquement sur de la musique (?!?) à deux notes, etc...

FEMMES EN MIROIR - (Kagami No Onnatachi) de Kiju Yoshida. (0/20) 0
Japon - Couleur, 2h09 - 2002.
Avec : Mariko Okada, Yoshiko Tanaka, Sae Issiki, Hideo Murota.

Drame : Psycho-drame féminin à un yen cinquante... Je vous passe l’histoire psycho-compliquée, psycho-niaise, psycho-ouh, la, la! Du sous sous Bergman (que je n’aime déjà pas beaucoup!) à la sauce japonaise!

MOI CESAR, 10 ANS 1/2, 1,39 M de Richard Berry. (0/20) 0
France - couleur, 1h31 - 2002.
Avec : Jules Sitruk, Maria de Medeiros, Jean-Philippe Ecoffey, Anna Karina, Murray Head.

Comédie : Moi, Strak, 49 ans 1/2, 1,93 m, je suis peut-être mal placé pour apprécier ce film... Sans être une chose vilaine et honteuse, c’est quand-même bourré de petits clichés très cheap et de toutes sortes de situations cucul-pralineuses; et, bien que les nouveaux spectateurs qui arrivent sur le marché ne puissent - en toute logique - être lassés par les fameux clichés, il me semble possible, de faire preuve d’un peu plus de créativité. Encore une fois, on va au plus facile... tête baissée... (de honte?)...

QUAND TU DESCENDRAS DU CIEL de Eric Guirado. (13/20) 2
France - Couleur, 1h40 - 2002.
Avec : Benoît Giros, Serge Riaboukine, Jean-François Gallotte, Anne Coesens.

Drame : Jérôme a un mal fou pour joindre les deux bouts, à la campange, avec sa mère, en maintenant tout juste en vie l’exploitation familiale... Il décide d’aller chercher du travail en ville; sa soeur qui aurait pu l’y héberger le vire; il se lie d’amitié avec un clodo plutôt sympa; finit par trouver un emploi auprès de la municipalité, un job qui consiste à accrocher des guirlandes pour Noël; puis, il se voit confier une mission ignoble : participer au nettoyage des mendiants et autres SDF... C’est là que ça se gâte grave...! Voilà assurèment un film qui ne séduira guère le petit bourgeois français moyen! Et pourtant, l’oeuvre est dense, l’oeuvre à un sens, l’oeuvre est digne du septième art... Même l’imbuvable Riaboukine y est crédible. Quant à l’inconnu Benoît Giros, il est d’une justesse épatante. Il est temps qu’on le découvre! Il y gagnera et nous aussi.

 

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