Avril 2003
Semaine 14  Du 02-04 au 08-04-2003 

 

BIENVENUE CHEZ LES ROZES de Francis Palluau. (0/20) 0
France - Couleur, 1h30 - 2002.
Avec : Carole Bouquet, Lorant Deutsch, Jean Dujardin, André Wilms, Michel Duchaussoy.

Comédie : Tel est pris qui croyait prendre. Deux évadés dangereux (L.Deutsch et J.Dujardin - vous savez, le charismatique gars de “Un gars, une fille” qui passe tous les soirs à la télé-poubelle... - atterrissent chez les Rozes, une famille bourge mais déjantée... Si déjantée que c’est elle qui prendra le dessus dans l’histoire... C’est, paraît-il, une comédie absurde et noire... C’est plutôt une connerie noire! Mais, qui sont donc les tarés qui rient derrière moi, dans la salle? Que se passe-t-il dans la cervelle d’une personne qui se régale avec une aussi honteuse foutaise...?

 

CHOUCHOU de Merzak Allouache. (1/20) 0
France - Couleur, 1h45 - 2002.
Avec : Gad Elmaleh, Claude Brasseur, Roschdy Zem, Alain Chabat, Catherine Frot.

Comédie : Cette semaine, c’est la semaine du rire! Un vrai festival! Gad Elmaleh, pourtant hilarant - parfois du moins - sur scène, s’abaisse ici quasiment au niveau d’un José Garcia... Il m’a néanmoins fait rire une fois! Un rire = un point! Je sais, je sais, je suis généreux...

 

LE COEUR DES HOMMES de Marc Esposito. (0/20) 0
France - Couleur, 1h47 - 2002.
Avec : Bernard Campan, Gérard Darmon, Jean-Pierre Darroussin, Marc Lavoine, Zoé Félix

Comédie : Là, il s’agit d’une comédie plus ambitieuse qui se prétend dans la lignée des comédies à l’italienne d’une certaine époque. Esposito, après avoir léché les bottes, en tant que journaliste, de ce qui était le plus vil dans le cinéma français, nous ressert bien sûr, le même genre de merdouille qu’il encensait autrefois... Entre Campan et Lavoine, mon coeur balance. Quant à Darmon et Darroussin, il est bien triste de les voir patauger dans ce tas de bouse...

CYPHER de Vincenzo Natali. (9/20) 1
USA - Couleur, 1h35 - 2002.
Avec : Jeremy Northam, Lucy Liu, Nigel Bennett, Timothy Webber.

Fantastique : Un certain Morgan Sullivan décide de se lancer dans l’espionnage industriel via la société Digicorp, afin d’améliorer son quotidien banal et anonyme. Pour ce qui est de l’anonymat et de l’identité, il va être servi! Propulsé dans un monde où tout ce qui semble vrai est faux et vice versa, il va y perdre son latin de cuisine et... découvrir les subtilités d’un latin beaucoup plus sophistiqué et complexe, voire très compliqué... Natali, après son fameux Cube, fait preuve une nouvelle fois d’imagination et de suffisamment d’habileté pour captiver le spectateur... le temps d’un film...

EFFROYABLES JARDINS de Jean Becker. (13/20) 2
France - Couleur, 1h35 - 2002.
Avec : Jacques Villeret, André Dussollier, Thierry Lhermitte, Benoît Magimel, Suzanne Flon

Comédie dramatique : Une bien jolie histoire de clown où comme dirait l’autre le rire est la politesse du désespoir... Peut-être même plus... Un gamin ne comprend pas son père (excellent Villeret) qui n’en rate pas une pour rire et faire rire... en faisant tout bonnement le clown... Le meilleur ami du père du gamin va révéler au petiot, en lui racontant l’histoire vraie et bouleversante, grotesque et tragique, vécue à la fin de la guerre de 39/45 par lui-même, son papa et deux autres copains. Le garçon comprendra ainsi l’origine de la vocation de clown de son père. Jean Becker, les scénaristes et l’auteur du livre dont ce film s’inspire, redonnent un peu de noblesse au métier de clown (trop souvent méprisé) et nous font gentiment réfléchir sur la belle force d’un éclat de rire... notamment, quand on est dans la boue jusqu’au cou. Heureusement qu’il y a les “anciens” pour, de temps en temps, nous réaliser proprement un film sans prétention... qui atteint, justement grâce à sa modestie, un but que tant d’autres visent à coups de bazooka et ratent allégrement!

HISTORIAS MINIMAS de Carlos Sorin. (8/20) 1
Argentine - Couleur, 1h34 - 2002.
Avec : Javier Lombardo, Antonio Benedictis, Javiera Bravo, Laura Vagnogni, Mariela Diaz.

Drame : Trois petites histoires, comme le titre l’indique, d’une simplicité assez touchante. Une petite brise d’humanité dans toute sa gracieuse disgrâce, si j’ose dire. Une oeuvre miséricordieuse sans misérabilisme; une sorte de mélo dépouillé de tout artifice.

LAISSE TES MAINS SUR MES HANCHES de Chantal Lauby. (0/20) 0
France - Couleur, 1h48 - 2002.
Avec : Chantal Lauby, Rossy de Palma, Claude Perron, Armelle Deutsch, Bernard Menez.

Comédie : Dieu sait si je suis sensible à la poésie de la grossiéreté - et Mézigue aussi! Mais, là, c’est l’overdose! Faut-il expliquer, une fois de plus la différence entre trivialité, gossiéreté et vulgarité?!? La vulgarité, c’est ce qui est banal, facile; c’est la grossiérété plus la bêtise! La vulgarité, c’est : caca-boudin, bordel-à-putes, enculé-de-merde, à tout bout de champs, sans raison valable. Une réaction irréfléchie, par manque de capacité de réflexion ou bien due à un accès de colère... Chantal Lauby - une de plus à se mettre à réaliser, auteuse-réalisateuse uniquement dans ses rêves, qui nous prouve avec force gâchis de pellicule et d’argent son incompétence - n’a aucune raison d’être en colère, elle a eu tout le temps nécessaire à l’indispensable réflexion qui précède l’écriture d’un script, elle prétend nous distraire avec une oeuvrette gentillette... Alors, pourquoi tant de vulgarité immonde! Tant de goût pour les excréments et autres dégueulis? “Elle doit manger de la merde, matin, midi et soir!!!” me souffle Mézigue avec rage. A quoi, Moi-Même, je réponds : “Bah! C’est tout simplement une pauvre créature...”

OPEN HEARTS de Susanne Bier. (4/20) 0
Danemark - Couleur, 1h54 - 2002.
Avec : Mads Mikkelsen, Sonja Richter, Nikolaj Lie Kaas, Paprika Steen.

Drame : Une saloperie d’accident de bagnole va briser un jeune couple. C’est le jeune homme qui déguste. Mais bien, hein! Paralysé, le bougre! L’écraseuse culpabilise et demande à son médecin de mari d’aller consoler la jeune compagne de l’accidenté... Le toubib ira trop loin... Il va tomber amoureux fou de la jeune femme. Pendant ce temps, le paralysé se referme de plus en plus sur lui-même... Voilà un drame qui aurait pu être poignant... Mais, en art, si tant est que le cinéma en soit un (moi, je pense que oui, bien sûr!), on ne peut se passer d’esthétique, par exemple. Or, il s’agit encore d’un vidéo film! Quant à la narration, elle me semble plutôt inintéressante; on n’est pas captivé, on attrape juste le cafard... J’en profite pour citer la belle phrase de Jean Renoir : On n’aime pas une histoire, on aime celui qui la raconte.

PINOCCHIO de Roberto Benigni. (0/20) 0
Italie - Couleur, 1h41 - 2002.
Avec : Roberto Benigni, Nicoletta Braschi, Carlo Giuffrè, Peppe Barra, Kim Rossi Stuart.

Fantastique : Première question : avait-on besoin d’une nouvelle version de ce conte usé jusqu’à la corde? Manque-t-on aussi gravement d’imagination pour être obligé de “remaquer” sans cesse et jusqu’à plus soif? Je ne le pense pas; à preuve, le précédent film de Benigni : La vie est belle. Cela dit, le petit Roberto, au vu de ses autres oeuvres, n’a peut-être pas fait exprès de réaliser un chef-d’oeuvre... Je ma rappelle avoir été indigné, à l’époque, par la crasse nullité du Monstre - immense succès en Italie! Dans le cas présent, il s’agit d’un des plus longs films que j’aie jamais vu! J’ai vieilli de dix ans en 1h41!!! Le Pinocchio de Benigni est une espèce de débile mental de cinquante ans!!! Cela ne fonctionne pas une seconde et l’interprétation du même Roberto est indigne d’un petit amateur de patronage, âgé de six ans! Il n’arrête pas de gueuler de la manière la plus monocorde qui soit pendant tout le film!!! Assommant! Démentiel! Mortel!
PS : Cerise sur le gâteau : Gepetto ressemble étrangement à Mussolini...

THE SEA de Baltasar Kormakur. (4/20) 0
Islande - Couleur, 1h40 - 2002.
Avec : Gunnar Eyolfsson, Sven Norden, Hélène de Fougerolles, Krisbjörg Kjeld.

Drame : Enième histoire de famille, un fameux soir de retrouvailles... L’affrontement du père et du fils, ressentiments divers de la part des un...z et de..z autres (comme dirait un certain citoyen de France et de Navarre, haut placé)... Avec toutefois quelques personnages bien croqués... C’est tout? Ouais! Y a mieux, mais c’est dans une autre salle... Baltasar nous déçoit après son très beau 101 Reykjavik.

SNOWBOARDER de Olias Barco. (0/20) 0
France - Couleur, 1h50 - 2002.
Avec : Nicolas Duvauchelle, Grégoire Colin, Jean-Philippe Ecoffey, Juliette Goudot.

Aventures : Indigeste historiette sportive dans les milieux enneigés du snowboard! Ouais!!! N. Duvauchelle sort tout droit d’une pub, G. Colin est une vraie parodie ambulante, dans le rôle du méchant. Les scènes spectaculaires (c’est un comble!) sont rares; mais il y a ça et là un bout de minette à poil... Pas de quoi faire vibrer le plus inconditionnel des amateurs de ce genre de divertissement léger.

TOUTES LES HOTESSES DE L’AIR VONT AU PARADIS - (Todas las azafatas van al cielo) de Daniel Burman. (7/20) 1
Argentine - Couleur, 1h32 - 2002.
Avec : Ingrid Rubio, Alfredo Casero, Valentina Bassi, Emilio Disi, Norma Aleandro.

Comédie dramatique : On n’est pas hôtesse de l’air par hasard... En tout cas, pas Teresa! Elle adore planer dans tous les sens du terme... Elle est attirée par l’absolu, tout comme Julian, un voyageur, assoiffé de ciel et d’infinies étendues... Il y a de fort jolies choses dans ce petit poème... un peu trop inégal tout de même.

TRAQUE - (The Hunted) de William Friedkin. (8/20) 1
USA - Couleur, 1h35 - 2002.
Avec : Tommy Lee Jones, Benicio Del Toro, Connie Nielsen, Jenna Boyd, Ron Canada.

Policier : Un chasseur sachant chasser sait chasser sans son chien... Blague à part, cette traque entre le maître (Tommy Lee Jones) et son ancien élève (Benicio Del Toro) est plutôt prenante... Assez saignant, à la limite de la complaisance - mais à la limite seulement, contrairement à ce que disent certains autres critiques - ce film n’exclut pas la réflexion... A vous de voir, chers cinéphiles...

UNE ADOLESCENTE de Eiji Okuda. (0/20) 0
Japon - Couleur, 2h12 - 2001.
Avec : Eiji Okuda, Mayu Ozawa, Akira Shoji, Mari Natsuki, Hideo Murota.

Comédie dramatique : Le dernier tango à Paris dansé par une Lolita japonaise. On s’en fout...

 

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