Drame :
Chose promise, nest-ce pas... Nous revoilà dans
les années soixante-dix avec un autre chef-doeuvre.
Un mathématicien fuyant la violence urbaine, sinstalle
avec sa jeune épouse dans un petit village dAngleterre.
Mais, notamment à cause du sexe à pile de
sa femme, il va trouver la violence rurale, cette fois. Toutefois,
le problème nest pas dordre anecdotique!
Ce que veut nous montrer Peckinpah, cest quà lévidence,
la violence nous habite tous et nimporte où.
Il suffit que nous ne maîtrisions pas nos passions,
et vlan, cest reparti... Certes, il y a aussi la fascination
quelle exerce sur nous. Lon voit bien ce lâche
de Dustin prendre également son pied à la fin
du film, après avoir progressivement surmonté sa
peur, en cassant, brûlant ou tuant son prochain! Toute
la virtuosité de Peckinpah - sans parler de sa mise
en scène à couper le souffle - se situe à ce
niveau : lambiguïté qui existe chez lhumain
entre son horreur, sa peur et le plaisir cruel face à la
violence. La partie strictement animale de lhomme.
Et, à y regarder de plus près - quoi que ce
soit assez évident - durant toute laction du
film, les personnages sont observés tels des animaux
par Sam. Leur sexualité, leurs jeux les plus anodins,
et, bien sûr, leurs débordements. La meilleure
solution est sans doute de tout faire pour contrôler
sa violence. Du reste, cest Peckinpah lui-même
qui disait : Si je fais les films que je fais, cest
pour canaliser ma violence. Allez donc canaliser la
vôtre en découvrant ou en revoyant cette terrifiante
merveille! 
Policier :
Perry est le genre de flic que lon a maintes fois rencontré au
cinéma. Méthodes expéditives et tout le
ramdam! Mais, un certain Arthur Holland, directeur adjoint
du SIS (section délite de la police de Los Angeles),
va tout faire pour mettre fin aux brutales actions du fameux
Perry. Il ne parviendra pourtant pas à éviter
le scandale
causé par une affaire particulièrement baveuse dont
Perry est à lorigine... Sans casser des briques, voilà un
polar assez rondement mené.
On peut largement se laisser tenter! Mézigue et Moi-Même ne regrettons
pas de lavoir vu. Après tout, on a le droit de faire un peu bêbêtement
mumuse de temps à autre...
Non? 
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LES
EGARES - de André Téchiné. (1/20)

France - Couleur, 1h35 - 2002.
Avec : Emmanuelle Béart, Gaspard Ulliel, Grégoire Leprine-Ringuet,
Samuel Labarthe.
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Drame :
Bon. Ecoutez : pour simplifier les choses, je vous précise
tout de suite que ce bout de pellicule est ladaptation
du bouquin de Gilles Perrault Le garçon aux
yeux gris. Parce
que le seul intérêt de la tambouille de Tétèche, cest
de mavoir donné envie de lire le livre. Voilà. Sinon, comme
dhabitude dans les oeuvres sublimes du grand cinéaste, on passe
son temps à flipper en entendant des comédiens qui font tatatatatatarataratata à une
allure frénétique!!! Cest pas de leur faute, cest lui
qui les dirige comme ça! Ca devient infernal, à la fin! En plus,
les dialogues sont beaucoup trop écrits, trop littéraires. Un truc
drôle tout de même, tas un gars dans le film qui est analphabète
- je dis bien analphabète! - et qui te sors ces dialogues littéraires à une
vitesse incroyable!!! Crédible,
pas vrai? Non, vraiment, y a de quoi gerber!!!
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IL
ETAIT UNE FOIS... JEAN-SEBASTIEN BACH - de Jean-Louis
Guillermou. (0/20) 
France - Couleur, 1h45 - 2002.
Avec : Christian Vadim, Elena Lenina, Frédérique Bel et la voix
de Jean Rochefort.
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Biographie :
Cette chose ressemble à sy méprendre à une
projection de diapositives, vaguement sonorisée et lourdement
commentée. Je névoquerai même pas
le problème de la langue (tout le monde parle français,
bien sûr), sauf pour me fendre la gueule en signalant
que la plupart des comédiens(?) de ce film (?), essayant
de prononcer le nom du Kantor avec laccent allemand,
disent Barr pour Bach, confondant ainsi Raymond avec Jean-Sébastien!
Quitte à parler français, autant le faire jusquau
bout... Rarement drôle, ce navet est surtout sinistre!!!
Décidément, avec un peu daudace, on arrive à faire
nimporte quoi au cinéma de nos jours... Quant à limage
vidéo, je me demande à quand le support P.C.U.
(Papier-Cul Usagé)
?!?
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PERE
ET FILS - de Michel Boujenah. (0/20) 
France - Couleur, 1h37 - 2002.
Avec : Philippe Noiret, Charles Berling, Bruno Putzulu, Pascal Elbé, Marie
Tifo.
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Comédie :
A partir dune assez bonne idée - un père,
voulant réconcilier ses fils, leur propose un voyage
au Canada afin de ressouder les liens du sang - , Boubou Michel
nous fait une heure trente-sept
minutes de remplissage! Dune platitude abyssale, les situations banales,
dégoulinant de bons sentiments, se suivent et nous font tordre dans tous
les sens - torsions dues aux nombreuses crampes causées par un début
de rage! Quand on na rien à dire et quen plus on ne sait pas
parler, il me semble, mon cher Boujenah, que cela fait deux excellentes raisons
de fermer
sa gueule!
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