Aout 2003
Semaine 34  20-08 au 26-08-2003

 

LES CHIENS DE PAILLE - (Straw Dogs) de Sam Peckinpah. (20/20) 3
USA - Couleur, 1h53 - 1971. (Reprise/Re-vision).
Avec : Dustin Hoffman, Susan George, David Warner, Peter Vaughan.

Drame : Chose promise, n’est-ce pas... Nous revoilà dans les années soixante-dix avec un autre chef-d’oeuvre. Un mathématicien fuyant la violence urbaine, s’installe avec sa jeune épouse dans un petit village d’Angleterre. Mais, notamment à cause du “sexe à pile” de sa femme, il va trouver la violence rurale, cette fois. Toutefois, le problème n’est pas d’ordre anecdotique! Ce que veut nous montrer Peckinpah, c’est qu’à l’évidence, la violence nous habite tous et n’importe où. Il suffit que nous ne maîtrisions pas nos passions, et vlan, c’est reparti... Certes, il y a aussi la fascination qu’elle exerce sur nous. L’on voit bien ce lâche de Dustin prendre également son pied à la fin du film, après avoir progressivement surmonté sa peur, en cassant, brûlant ou tuant son prochain! Toute la virtuosité de Peckinpah - sans parler de sa mise en scène à couper le souffle - se situe à ce niveau : l’ambiguïté qui existe chez l’humain entre son horreur, sa peur et le plaisir cruel face à la violence. La partie strictement animale de l’homme. Et, à y regarder de plus près - quoi que ce soit assez évident - durant toute l’action du film, les personnages sont observés tels des animaux par Sam. Leur sexualité, leurs jeux les plus anodins, et, bien sûr, leurs débordements. La meilleure solution est sans doute de tout faire pour contrôler sa violence. Du reste, c’est Peckinpah lui-même qui disait : “Si je fais les films que je fais, c’est pour canaliser ma violence.” Allez donc canaliser la vôtre en découvrant ou en revoyant cette terrifiante merveille!

DARK BLUE - de Ron Shelton. (12/20) 2
USA - Couleur, 1h56 - 2002.
Avec:Kurt Russell, Scott Speedman, Michael Michele, Brendan Gleeson,Ving Rhames.

Policier : Perry est le genre de flic que l’on a maintes fois rencontré au cinéma. Méthodes expéditives et tout le ramdam! Mais, un certain Arthur Holland, directeur adjoint du SIS (section d’élite de la police de Los Angeles), va tout faire pour mettre fin aux brutales actions du fameux Perry. Il ne parviendra pourtant pas à éviter le scandale causé par une affaire particulièrement “baveuse” dont Perry est à l’origine... Sans casser des briques, voilà un polar assez rondement mené. On peut largement se laisser tenter! Mézigue et Moi-Même ne regrettons pas de l’avoir vu. Après tout, on a le droit de faire un peu bêbêtement mumuse de temps à autre... Non?

LES EGARES - de André Téchiné. (1/20) 0
France - Couleur, 1h35 - 2002.
Avec : Emmanuelle Béart, Gaspard Ulliel, Grégoire Leprine-Ringuet, Samuel Labarthe.

Drame : Bon. Ecoutez : pour simplifier les choses, je vous précise tout de suite que ce bout de pellicule est l’adaptation du bouquin de Gilles Perrault “Le garçon aux yeux gris”. Parce que le seul intérêt de la tambouille de Tétèche, c’est de m’avoir donné envie de lire le livre. Voilà. Sinon, comme d’habitude dans les oeuvres sublimes du grand cinéaste, on passe son temps à flipper en entendant des comédiens qui font “tatatatatatarataratata” à une allure frénétique!!! C’est pas de leur faute, c’est lui qui les dirige comme ça! Ca devient infernal, à la fin! En plus, les dialogues sont beaucoup trop écrits, trop littéraires. Un truc drôle tout de même, t’as un gars dans le film qui est analphabète - je dis bien analphabète! - et qui te sors ces dialogues littéraires à une vitesse incroyable!!! Crédible, pas vrai? Non, vraiment, y a de quoi gerber!!!

IL ETAIT UNE FOIS... JEAN-SEBASTIEN BACH - de Jean-Louis Guillermou. (0/20) 0
France - Couleur, 1h45 - 2002.
Avec : Christian Vadim, Elena Lenina, Frédérique Bel et la voix de Jean Rochefort.

Biographie : Cette chose ressemble à s’y méprendre à une projection de diapositives, vaguement sonorisée et lourdement commentée. Je n’évoquerai même pas le problème de la langue (tout le monde parle français, bien sûr), sauf pour me fendre la gueule en signalant que la plupart des comédiens(?) de ce film (?), essayant de prononcer le nom du Kantor avec l’accent allemand, disent Barr pour Bach, confondant ainsi Raymond avec Jean-Sébastien! Quitte à parler français, autant le faire jusqu’au bout... Rarement drôle, ce navet est surtout sinistre!!! Décidément, avec un peu d’audace, on arrive à faire n’importe quoi au cinéma de nos jours... Quant à l’image vidéo, je me demande à quand le support P.C.U. (Papier-Cul Usagé) ?!?

PERE ET FILS - de Michel Boujenah. (0/20) 0
France - Couleur, 1h37 - 2002.
Avec : Philippe Noiret, Charles Berling, Bruno Putzulu, Pascal Elbé, Marie Tifo.

Comédie : A partir d’une assez bonne idée - un père, voulant réconcilier ses fils, leur propose un voyage au Canada afin de ressouder les liens du sang - , Boubou Michel nous fait une heure trente-sept minutes de remplissage! D’une platitude abyssale, les situations banales, dégoulinant de bons sentiments, se suivent et nous font tordre dans tous les sens - torsions dues aux nombreuses crampes causées par un début de rage! Quand on n’a rien à dire et qu’en plus on ne sait pas parler, il me semble, mon cher Boujenah, que cela fait deux excellentes raisons de fermer sa gueule!


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