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Comédie :
Rien de tel quun bon Woody pour se réconcilier
avec le cinéma! Celui-ci, je le connais presque par
coeur, néanmoins je remarche à chaque coup!
Je vais encore donner dans la nostalgie, mais il est indéniable
que les années soixante-dix furent des années
de rêve! Il ny avait pas que Woody Allen; il
y avait dautres très grands films américains,
comme jai déjà eu loccasion den
parler - et, comme jen reparlerai encore souvent. Très
bientôt dailleurs, car le festival du cinéma
américain de cette période se poursuit pour
encore quelques semaines au cinéma Racine. Il y eut
aussi à cette époque les plus grandes comédies
italiennes... mais ça, cest une autre histoire...
En tout cas, nous étions vernis, mes potes cinéphiles
et moi! Maintenant, il me faut tout de même parler
un peu du film en question. Annie Hall! Ce
fut dabord
une grande - et merveilleuse - surprise! Woody ne nous avait
point encore habitué à cette (évidemment)
nouvelle démarche. Jusquà Guerre
et amour,
son précédent film, il a surtout été un amuseur de
génie.
A partir de Annie Hall, il amorce un virage, un nouveau style. Par la
suite, nous le savons tous, il en essaiera bien dautres; avec presque toujours
un égal bonheur. Ici, il sagit donc de sa première comédie
sentimentale. Mais il ne ségare point, il ne perd pas son identité et
nous fait toujours autant rire... mais avec une certaine réflexion, car
il sagit aussi dune comédie de moeurs... Que dire de plus
qui na déjà été dit à propos de ce chef-doeuvre?
Si. Une chose encore. A lépoque, Woody était également
adulé dans son pays dorigine; alors que maintenant, et, depuis bien
des années, il est lobjet dun mépris quasi total. Cest
bien dommage... 
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LE
BARON DE LECLUSE - de Jean Delannoy. (14/20) 
France - Noir et blanc, 1h35 - 1959. (Reprise).
Avec : Jean Gabin, Micheline Presle, Blanchette Brunoy, Jean Desailly, Robert
Dalban.
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Comédie
dramatique : Le baron Jérôme Antoine est
un parfait gentleman... mais, comme qui dirait souvent
désargenté. Toutefois, avec la classe quil
a, il se débrouille plutôt pas mal pour mener
une vie confortable... à Deauville sil vous
plaît! Un beau jour, il va hériter dun
bateau de plaisance, sur lequel il va se retrouver avec
lune de ses anciennes maîtresses... Il finira
coincé dans un petit patelin, au niveau dune écluse...
Il y rencontrera une autre femme qui va tomber amoureuse
de lui... Daprès un roman de Simenon, ce film
peu connu ma charmé... Gabin est parfait,
Presle pétillante bien sûr et Blanchette Brunoy émouvante.
Une jolie petite chose qui repose essentiellement sur les
acteurs.
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BRONX
A BEL AIR - (Bringing Down the House) de Adam Shankman. (0/20)

USA - Couleur, 1h46 - 2002.
Avec : Steve Martin, Queen Latifah, Joan Plowright, Eugene Levy, Jean Smart.
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Comédie :
Cétait trop beau pour durer! Nous revoilà dans
la panade! Encore un mec qui flirte sur internet... après
que sa meuf lai quitté. Ce mec, cest un
big avocat (le féerique Steve Martin!); il va entrer
en contact avec une autre bigue avocate (la subtile Queen Latifah!).
Mais il y a un grand mais; la prétendue
avocate nest quune escroque qui veut
profiter du savoir-faire du pauvre Stevie pour quil la
sorte dune situation on va dire délicate...! Elle
va lui empoisonner lexistence au pauvre naïf! Bon.
Jarrête là! Lensemble est tellement
sinistre que jai peur dempuanter
le site...!
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LHOMME
DE LA RIVIERA - (The Good Thief) de Neil Jordan. (11/20)

USA - Couleur, 1h44 - 2002.
Avec : Nick Nolte, Nutsa Kukhianidze, Tchéky Karyo, Gérard Darmon,
Emir Kusturica.
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Policier :
Un ancien voleur complètement sur la touche qui senfume
dans des bars miteux autour des tables de jeux va avoir loccasion
de réaliser un casse assez extraordinaire. Il sappelle
Bob, et ce nest pas un hasard car le film est le remake
de Bob le Flambeur de Jean-Pierre Melville. A titre
exceptionnel, je ne vais pas me plaindre de ce remake car Bob
le Flambeur est un des rarissimmes films de Melville que
je nai pas du tout aimé. Celui-ci, en revanche,
je lai trouvé agréable à voir, notamment
et surtout grace à linterprétation de Nick
Nolte. Il donne une épaisseur à son personnage
qui est passionnante. Et dans un film -qui raconte une histoire
comme presque tous les films- lessentiel, cest
quand même les personnages. Cest un détail
que lon oublie trop souvent; Même lintrigue
ne ma pas passionné, cest juste tout bonnement
le héros incarné par Nolte. Voilà en quelques
mots ce qui ma séduit dans cette oeuvre sur laquelle
les critiques sont en train de cracher. Noublions tout
de même pas que le réalisateur est Neil Jordan.
Et que certaines prestations, comme celle dEmir Kusturica
sont assez amusantes. Voilà, voilà...
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MADAME
SATA - de Karim Aïnouz. (17/20) 
Brésil - Couleur, 1h43 - 2002.
Avec : Lazaro Ramos, Marcelia Cartaxo, Flavio Bauraqui, Felippe Marques.
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Comédie
dramatique : Tout dabord précisons que le
metteur en scène Karim Aïnouz semble être
un pote à Walter Salles. Ceci nest pas négligeable.
Quant à lhistoire, elle sinspire librement
dun certain Joao Francisco dos Santos, appelé Madame
Sata. Pesonnage réellement extraordinaire et fascinant.
Un homme noir, homosexuel, mais viril, bagarreur, taulard,
etc... Et à personnage exceptionnel, acteur exceptionnel.
En effet, Lazaro Ramos au regard magnétique, à lallure
tour à tour clochardesque et féline, assure
comme une bête ; bête cest le mot,
car cest un révolté qui saura imposer,
quitte à avoir des problèmes avec un peu tout
le monde, son inoubliable personnalité. Inoubliable
aussi, sa fréquente réplique qui consiste à parler
de lui en disant :ma personne désire ceci,
ou ma personne ne veut pas cela. Le film est
en plus réalisé de main de maître et
la photo de Walter Carvalho est absolument splendide. Rien
que pour cette raison, ce film est exemplaire de nos jours,
nos pauvres jours où le cinéma est envahi par
des images plastifiées, appelées Numérique
Haute Définition.
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PIRATES
DES CARAIBES : la malédiction du Black Pearl -
(Pirates of the Caribbean : the Curse of the Black
Pearl) de Gore Verbinski. (8/20) 
USA - Couleur, 2h20 - 2002.
Avec : Johnny Depp, Geoffrey Rush, Orlando Bloom, Keira Knightley, Jonathan Pryce.
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Aventures : Cela faisait longemps que lon navait
pas vu un bon film de pirates. Dailleurs celui-ci nest
pas vraiment bon non plus. Il y a tous les poncifs du genre
qui sont généralement agréables et amusants.
On y trouve de tout, capitaine fantaisiste (Johnny Depp dont
le numéro nest pas tout à fait au point),
des méchants pur jus, des histoires de trésors,
de malédiction et même un bon zeste de fantastique.
Le casting est inégal, notamment concernant le morveux
Orlando Bloom et dans le rôle de Winona Ryder nous avons
linsupportable Keira Knightley qui nous sert grimaces
sur grimaces avec ses fausses lèvres quon remarque à cent
mètres. Sinon, cest
pas mal.
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POUR
LEXEMPLE - (King and Country) de
Joseph Losey. (12/20) 
Grande-Bretagne - Noir et blanc, 1h26 - 1964. (Reprise).
Avec : Dirk Bogarde, Tom Courtenay, Leo McKern, Barry Foster.
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Drame :
Vers la fin de la première guerre mondiale, un jeune
soldat engagé volontaire dans larmée
britannique va être jugé pour désertion.
Ce classique de Losey est un film dur et poignant. Les interprètes
y sont particulièrement remarquables; mais pour Mézigue,
comme pour Moi-Même, la dénonciation de la guerre,
en général, ny est pas assez radicale.
Cela dit, il sagit dune
oeuvre plus que respectable.
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LA
SPLENDEUR DES AMBERSON - (The Magificent Ambersons)
de Orson Welles. (7/20) 
USA - Noir et blanc, 1h28 - 1942. (Reprise)
Avec : Joseph Cotten, Tim Holt, Anne Baxter, Agnes Moorehead, Orson Welles.
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Drame :
Prospérité et décadence dune famille
bourgeoise. En effet, la ruine va être provoquée
par un héritier orgueilleux et ridicule. Voilà pour
lhistoire que tout le monde connaît, sans doute.
Mais, jentends déjà les cris et les hurlements
de tous les cinéphiles bien éduqués
! Je ne suis pas un amateur des films dOrson Welles.
Et oui, jose mattaquer au mythique Orson, au
monument Welles. Une question pertinente est souvent posée
: les films que lon adore sont-ils des chefs-doeuvre
? Excellente question en effet. En revanche, na-t-on
pas le droit de poser la question inverse : est-ce quon
est absolument obligé dadorer un chef-doeuvre
officiel ? Je réponds que non bien sûr. Dans
ce film la réalisation et les trouvailles sont souvent
remarquables. Alors quest-ce quil me manque ?
Et bien tout simplement, lémotion. Contrairement à Gabin
qui avait coutume de dire Pour faire un bon film, il
faut trois choses, une bonne histoire, une bonne histoire,
et une bonne histoire , je me sens beaucoup plus proche
dun Samuel Fuller qui, lui disait Pour faire
un bon film, il faut trois choses, Emotion, Emotion and Emotion
!. Quant à Mézigue, vous le connaissez,
il est plus virulent. Sa devise cest Lirrespect
avant tout !.
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