Juillet /Aout 2003
Semaine 31  Du 30-07 au 05-08-2003

 

ABIMES - (Below) de David N. Twohy. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h44 - 2002.
Avec : Matt Davis, Bruce Greenwood, Olivia Williams, Holt McCallany, Scott Foley.

Fantastique : Ça se passe encore pendant la deuxième guerre mondiale, et, en plus, dans un sous-marin. Tout pour plaire, d’emblée! Mais, attention, il y a des forces surnaturelles en provenance des ténèbres... Mystère et boule de gomme... Apparemment, il y a du suspense et de l’angoisse dans l’air... Insoutenable! Non, pas le suspense! Mais l’ennui... Les acteurs - c’est pas de leur faute, les pauvres - jouent comme des patates... Une véritable descente aux enfers! Abîmes, un film qui porte bien son titre!

LE COUT DE LA VIE - de Philippe Le Guay. (0/20) 0
France - Couleurs, 1h50 - 2002.
Avec : Fabrice Luchini, Vincent Lindon, Géraldine Pailhas, Claude Rich, Isild Le Besco.

Comédie : Des personnages radins ou trop généreux, une pute, un grand patron et quelques autres vont se croiser au gré de la plume des scénaristes... Clicheteux et creux, ce film durant une heure cinquante, nous fait nous poser une seule question. Pourquoi existe-t-il...? Par ailleurs, le côté insupportablement bourge de l’histoire - où l’argent coule à flots, a quelque chose d’indécent! Il y aurait, de nos jours notamment, bien d’autres choses à dire sur le coût de la vie...!

FIVE EASY PIECES - de Bob Rafelson. (20/20) 3
USA - Couleur, 1h36 - 1970. (Reprise/Re-vision).
Avec : Jack Nicholson, Karen Black, Susan Anspach, Billy “Green” Bush, John Ryan.

Comédie dramatique : Un profond malaise prend aux tripes un musicien d’un grand talent, un malaise difficilement sondable qui va l’amener à tout laisser tomber pour partir au Canada travailler comme simple ouvrier ; voilà toute l’histoire, mais c’est sans doute le film le plus personnel de Bob Rafelson ; en tout cas mon préféré. C’est la troisième fois que je vois ce film et d’un bout à l’autre, c’est le bonheur total car je le redécouvre chaque fois. Comment oublier cette scène d’anthologie où Nicholson joue du piano sur une camionnette en plein milieu d’une route embouteillée? Comment oublier tout l’humour, malgré le flip du personnage principal, qu’il y a dans le film ? Et comment oublier la scène de confession de Nicholson à son père abruti par l’âge et la maladie ? Bien sûr, on ne présente plus ce film qui est un immense classique, mais si vous ne l’avez toujours pas vu, courez-y ! A propos de ce film, j’ai un rêve un peu fou. J’aimerais par une magie quelconque le transformer en tableau, l’accrocher dans ma piaule afin de pouvoir le reluquer quand j’’en ai envie.

JOHNNY ENGLISH - de Peter Howitt. (0/20) 0
Grande-Bretagne - Couleur, 1h30 - 2002.
Avec : Rowan Atkinson, Natalie Imbruglia, Ben Miller, John Malkovich, Greg Wise.

Comédie : Rowan Atkinson est parait-il comique ; il est encore très loin le jour où il me fera seulement sourire ! Je passe sur l’histoire abracadabrante qui n’a aucun intérêt et qui n’est que prétexte à des gags foireux. Quand à John Malkovich, s’il continue à se compromettre dans des films pareils, il va finir comme cracheur de flammes dans un Luna Park. A oublier.

LES LIAISONS DANGEREUSES - (Dangerous Liaisons) de Stephen Frears. (0/20) 0
Grande-Bretagne - Couleur, 2h - 1988. (Reprise).
Avec : Glenn Close, John Malkovich, Michelle Pfeiffer, Uma Thurman, Keanu Reeves.

Comédie dramatique : Il s’agit de la version la plus connue de l’oeuvre célèbre de Choderlos de Laclos. Succès immense, mais étrange pour moi. Ne voilà-t-il pas une oeuvre qui a été adaptée d’un roman par un dramaturge anglais pour être ensuite transposée à l’écran. On ne sait plus ce que l’on regarde. Quant à l’intrigue, je me moque éperdûment des problèmes et intringues sentimentales des aristos qui parfument leur caca. Qui plus est, et pour finir, c’est filmé de telle façon que l’on se demande si l’on est vraiment au cinéma. En fait, on se demande où on est. Cette suite de gros plans et de plans rapprochés, complètement banale, eh bien, me fait conclure que c’est un téléfilm. J’ai donc passé deux heures devant la télévision.

LUCKY BREAK - de Peter Cattaneo. (0/20) 0
Grande-Bretagne - Couleur, 1h48 - 2002.
Avec : James Nesbitt, Olivia Williams, Timothy Spall, Lennie James, Christopher Plummer

Comédie : Peter Cattaneo nous avait déjà servi le piteux et scandaleux The Full Monty . Vous savez cet énorme succès qui a tant fait rire les foules avec la misère des chômeurs qui pour s’en sortir, finissent par se foutre à poil sur scène. Avec Lucky Break, il nous ressert la même soupe, mais cette fois l’action se passe dans une prison. Je vous laisse imaginer de quelle manière les taulards se réinsèrent. Laisse béton.

MACADAM COW-BOY - (Midnight Cowboy) de John Schlesinger. (20/20) 3
USA - Couleur, 1h53 - 1969. (Reprise/Re-vision).
Avec : Jon Voight, Dustin Hoffman, Sylvia Miles, Brenda Vaccaro, John McGiver.

Drame : Ce film est absolument mythique. Rares sont ceux, je suppose, qui ne l’ont pas vu. Moi, je ne m’en lasse pas. Ce qu’il y a de bien, en ce moment, c’est que malgré tous les navets de l’été, les comédies franchouillardes, et les dessins animés japonais, le soir, je rejoins mon petit cinéma Racine, et je prends mon antidote. Revoir Macadam Cow-Boy c’est le bonheur garanti. Revoir Baby Face Jon Voight et Ratso Dustin Hoffman, c’est une joie infinie. Ca ne se raconte pas, ça se savoure et tout comme Five Easy Pieces, si par hasard, vous ne l’avez pas encore vu, allez-y toutes affaires cessantes. Macadam Cow-Boy, c’est toute la misère du monde. Macadam Cow-Boy, c’est un conte de fées tragique.

MES ENFANTS NE SONT PAS COMME LES AUTRES - de Denis Dercourt. (0/20) 0
France - Couleur, 1h26 - 2002.
Avec : Richard Berry, Elodie Peudepièce, Malik Zidi, Mathieu Amalric, Maurice Garrel.

Comédie dramatique : Moi non plus. Les miens sont tous à l’état “spermatozoïdal”.

NARC - de John Carnahan. (7/20) 1
USA - Couleur, 1h40 - 2002.
Avec : Jason Patric, Ray Liotta, Busta Rhymes, Chi McBride, Anne Openshaw.

Policier : Un polar sale où les flics se trahissent entre eux et qui se termine d’une manière sanglante. Certains prétendu qu’il s’agissait d’une vraie découverte. A mon humble avis, cela se laisse regarder, sans plus.

LE ROYAUME DES CHATS - (Neko no ongaeshi) de Hiroyuki Morita. (0/20) 0
Japon - Couleur, 1h15 -2002.

Animation : La petite Haru est dans un mauvais jour ; elle arrive en retard à l’école et se fait humilier devant le garçon dont elle est amoureuse. Mais, sur le chemin du retour, elle va sauver la vie du prince du royaume des chats. Voilà le début de cette fausse poésie japonaise dont le réalisateur Morita n’est pas plus habile que le “grand maître” Hayao Miyazaki. Je ne vous raconte pas la suite, c’est complètement raté.

TAXI DRIVER - de Martin Scorsese. (20/20) 3
USA - Couleur, 1976. (Reprise/Re-vision).
Avec : Robert De Niro, Cybill Shepherd, Albert Brooks, Jodie Foster, Harvey Keitel.

Drame : Encore une reprise revue au Racine. Décidément, j’en ai de la chance. Si je n’avais pas cette possibilité, j’aurais déjà fait une dépression nerveuse. C’est encore un grand classique, bien sûr. Mais comme il est bon de revoir ces images du New-York nocturne à travers la vitre cradingue de la voiture conduite par De Niro. Et comme il est bon de s’éclater pendant tout le film avec non seulement De Niro, mais aussi Scorsese lui-même dans une scène inénarrable, et bien sûr Peter Boyle et bien évidemment Harvey Keitel, inoubliable dans cet affrontement final qui l’oppose à Bobby. Le seul petit problème, mais qui n’enlève pas grand chose à ce chef-d’oeuvre c’est qu’il ly a , comme toujours, avec Paul Schrader (scénariste du film), un petit côté moraliste qui, moi, me dérange.


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